The Japan Times - Après Trump, les élections dans le monde rongées par les contre-vérités

EUR -
AED 4.318561
AFN 74.675681
ALL 95.968869
AMD 434.678331
ANG 2.104761
AOA 1079.49461
ARS 1637.783235
AUD 1.620986
AWG 2.116656
AZN 2.002097
BAM 1.963338
BBD 2.363494
BDT 143.982805
BGN 1.961554
BHD 0.443705
BIF 3492.007139
BMD 1.17592
BND 1.498453
BOB 8.10813
BRL 5.775786
BSD 1.173516
BTN 111.752009
BWP 15.947227
BYN 3.322083
BYR 23048.028115
BZD 2.360081
CAD 1.598146
CDF 2722.25494
CHF 0.916488
CLF 0.027049
CLP 1064.583903
CNY 8.031943
CNH 8.009878
COP 4368.789007
CRC 533.85193
CUC 1.17592
CUP 31.161875
CVE 110.689981
CZK 24.343716
DJF 208.964069
DKK 7.471165
DOP 69.918742
DZD 155.463651
EGP 62.429793
ERN 17.638797
ETB 184.678209
FJD 2.566443
FKP 0.868838
GBP 0.863378
GEL 3.163352
GGP 0.868838
GHS 13.154505
GIP 0.868838
GMD 85.842341
GNF 10298.539998
GTQ 8.955518
GYD 245.502577
HKD 9.214578
HNL 31.192894
HRK 7.538356
HTG 153.57965
HUF 359.665064
IDR 20417.495518
ILS 3.421392
IMP 0.868838
INR 111.224786
IQD 1540.45494
IRR 1547510.459484
ISK 143.179664
JEP 0.868838
JMD 184.658976
JOD 0.833719
JPY 183.530558
KES 151.870483
KGS 102.799497
KHR 4707.072234
KMF 494.484733
KPW 1058.331577
KRW 1703.719585
KWD 0.362054
KYD 0.977863
KZT 545.278167
LAK 25769.156699
LBP 105302.658492
LKR 375.514938
LRD 215.328559
LSL 19.638366
LTL 3.472185
LVL 0.711302
LYD 7.444646
MAD 10.84554
MDL 20.253935
MGA 4891.826663
MKD 61.706123
MMK 2469.086618
MNT 4208.15489
MOP 9.472047
MRU 46.856298
MUR 55.009462
MVR 18.173832
MWK 2034.812416
MXN 20.290555
MYR 4.626121
MZN 75.128545
NAD 19.638366
NGN 1605.012218
NIO 43.167972
NOK 10.91171
NPR 178.80225
NZD 1.971841
OMR 0.452148
PAB 1.173506
PEN 4.113995
PGK 5.102591
PHP 71.866323
PKR 327.014021
PLN 4.23464
PYG 7110.359833
QAR 4.28817
RON 5.241541
RSD 117.374437
RUB 88.404614
RWF 1715.787559
SAR 4.411843
SBD 9.445291
SCR 16.338401
SDG 706.151377
SEK 10.835925
SGD 1.492289
SHP 0.877943
SLE 28.957052
SLL 24658.445775
SOS 670.674975
SRD 44.06995
STD 24339.165724
STN 24.594427
SVC 10.267508
SYP 129.975268
SZL 19.634049
THB 37.953398
TJS 10.971919
TMT 4.121599
TND 3.397815
TOP 2.831333
TRY 53.186535
TTD 7.954608
TWD 36.961529
TZS 3073.187672
UAH 51.569495
UGX 4430.008482
USD 1.17592
UYU 47.241536
UZS 14140.435814
VES 580.309319
VND 30954.912862
VUV 139.37534
WST 3.193717
XAF 658.485174
XAG 0.015318
XAU 0.000251
XCD 3.177981
XCG 2.114838
XDR 0.818944
XOF 657.924106
XPF 119.331742
YER 280.57473
ZAR 19.277735
ZMK 10584.690911
ZMW 22.149228
ZWL 378.645696
  • AEX

    6.1900

    1020.66

    +0.61%

  • BEL20

    61.4700

    5501.06

    +1.13%

  • PX1

    99.1700

    8161.49

    +1.23%

  • ISEQ

    210.9600

    12620.34

    +1.7%

  • OSEBX

    1.6300

    2035.38

    +0.08%

  • PSI20

    0.0000

    9164.48

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    20.6800

    3997.2

    +0.52%

  • N150

    35.5500

    4217.7

    +0.85%

Après Trump, les élections dans le monde rongées par les contre-vérités
Après Trump, les élections dans le monde rongées par les contre-vérités / Photo: Mauro PIMENTEL - AFP/Archives

Après Trump, les élections dans le monde rongées par les contre-vérités

Des Etats-Unis au Brésil et à Israël, les électeurs du monde entier ont été inondés de désinformation, même si beaucoup ont rejeté les tactiques électorales complotistes chères à Donald Trump, destinées à semer le doute sur le processus électoral.

Taille du texte:

Un tsunami de contre-vérités a envahi Twitter, Facebook, TikTok et YouTube - des photos truquées destinées à manipuler les électeurs aux vidéos dites "deepfake", ou "hypertrucage", une technologie d'intelligence artificielle consistant à remplacer un visage par un autre. Les plateformes sont accusées de ne pas en faire assez pour combattre la menace.

De nombreux candidats américains ont emprunté à Donald Trump ses tactiques antidémocratiques, comme les affirmations sans preuve de fraude électorale, mais contrairement aux prévisions des républicains, qui s'attendaient à une "vague rouge" aux élections de mi-mandat, la plupart des candidats adoubés par l'ancien président ont subi de cuisantes défaites.

Les dirigeants du parti républicain "semblent se réconcilier avec l'idée qu'embrasser la théorie du complot a mené à des mauvais choix de candidats, à une mobilisation réduite des électeurs, à semer la méfiance parmi eux et à de nombreux autres maux", indique à l'AFP Mike Caulfield, chercheur au Centre pour un public informé de l'Université de Washington.

"Beaucoup vont maintenant tenter de sevrer leurs sympathisants des théories complotistes sur la fraude électorale", ajoute-t-il.

Au Brésil, où un deuxième tour a opposé fin octobre le président sortant Jair Bolsonaro au candidat de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, la campagne électorale a été empreinte de désinformation, le président sortant d'extrême droite criant comme Donald Trump à la fraude électorale, sans preuve.

C'est finalement Lula qui l'a emporté, les sondages montrant que la majorité des électeurs brésiliens font toujours confiance au vote électronique. Mais les analystes ont cependant prévenu que le combat contre la désinformation était loin d'être gagné au Brésil.

- Discours "trompeur" -

En Israël aussi, le Likoud de Benjamin Netanyahu a entamé une campagne "Arrêtez la fraude" dès que l'élection a été annoncée. Les accusations ont été relayées par le parti et ses sympathisants afin, selon les analystes, d'améliorer les chances de victoire électorale.

"Le Likoud colportait des allégations selon lesquelles le scrutin était truqué, que la commission électorale d'Israël était contrôlée par +l'Etat profond+", l'idée selon laquelle de hauts responsables contrôlent en secret les rouages du gouvernement, raconte Achiya Schatz, du groupe de lutte contre la désinformation FakeReporter.

Le Likoud et ses alliés de droite ont remporté la majorité des sièges au Parlement, ouvrant la voie au retour au pouvoir de M. Netanyahu, qui n'a pas contesté le verdict des urnes.

L'ombre de Donald Trump plane aussi sur la politique hongroise, où l'ancien président américain a personnellement adoubé le Premier ministre d'extrême droite Viktor Orban avant les élections d'avril, truffées de désinformation.

Le parti Fidesz de M. Orban a "profité au maximum de son contrôle sur les médias pour répandre des allégations factuellement incorrectes ou trompeuses et des accusations contre ses opposants, quasiment sans contrôle extérieur", selon une étude du centre de recherche hongrois Political Capital.

Juste avant le vote, Viktor Orban, qui est un proche allié du président russe Vladimir Poutine, a affirmé sans preuve que ses rivaux avaient "passé un pacte avec les Ukrainiens" pour leur offrir des armes et de l'aide s'ils étaient élus. Le parti Fidesz a remporté une victoire écrasante.

- Un outil efficace -

Dans le monde entier, la désinformation a tendance à prendre de l'ampleur autour des élections, ce qui érode la confiance du public dans les institutions démocratiques et peut mener au chaos, certains essayant de manipuler les résultats.

Aux Philippines, la désinformation sur les réseaux sociaux a atteint des sommets "sans précédent" lors de l'élection présidentielle de mai, note Rachel Khan, du réseau de fact-checking Tsek.ph.

Les enquêtes de fact-checking "ont eu très peu d'impact", a regretté Rachel Khan, pour qui "il y a un problème de compétence dans les médias. Même ceux qui disent qu'ils savent reconnaître la désinformation, en fait ne le savent pas".

Au Kenya, les favoris pour la présidentielle William Ruto et Raila Odinga sont accusés d'avoir recruté des "combattants" numériques. Les contre-vérités électorales ont commencé à se répandre près d'un an avant les élections d'août dernier, notamment des vidéos "deepfake".

La Cour suprême du Kenya a confirmé l'élection de William Ruto, mais de nombreux partisans de Raila Odinga restent persuadés que le scrutin a été truqué.

Des élections sont prévues l'an prochain au Nigeria et des tactiques similaires commencent à apparaître en ligne.

Aux Etats-Unis, les analystes préviennent que les campagnes semant le doute sur l'intégrité du processus électoral pourraient repartir de plus belle à l'approche de l'élection de 2024, surtout après que Donald Trump a annoncé sa candidature.

Pour Pamela Smith, du groupe indépendant Verified Voting, "la désinformation reste un outil efficace et ceux qui ne reconnaissent que les élections qu'ils remportent vont continuer à l'utiliser".

burs-ac/sl/kar/jnd

K.Abe--JT