The Japan Times - Les trois films culte de Jean-Luc Godard

EUR -
AED 4.256969
AFN 73.026624
ALL 95.949668
AMD 436.29849
ANG 2.074968
AOA 1062.937298
ARS 1612.956254
AUD 1.648622
AWG 2.089361
AZN 1.97515
BAM 1.955793
BBD 2.330592
BDT 141.989509
BGN 1.981339
BHD 0.437098
BIF 3425.188147
BMD 1.159146
BND 1.479895
BOB 7.995972
BRL 6.159011
BSD 1.157196
BTN 108.180626
BWP 15.778945
BYN 3.510788
BYR 22719.261378
BZD 2.327292
CAD 1.591102
CDF 2637.057544
CHF 0.913917
CLF 0.027244
CLP 1075.745893
CNY 7.982348
CNH 8.005172
COP 4253.385281
CRC 540.49813
CUC 1.159146
CUP 30.717369
CVE 110.264618
CZK 24.515015
DJF 206.059287
DKK 7.48519
DOP 68.689762
DZD 153.294785
EGP 59.995792
ERN 17.38719
ETB 182.369469
FJD 2.566871
FKP 0.868888
GBP 0.86899
GEL 3.147128
GGP 0.868888
GHS 12.613956
GIP 0.868888
GMD 85.201694
GNF 10142.964899
GTQ 8.863969
GYD 242.099162
HKD 9.082199
HNL 30.628894
HRK 7.547552
HTG 151.809475
HUF 393.739159
IDR 19654.711213
ILS 3.60393
IMP 0.868888
INR 108.971952
IQD 1515.894754
IRR 1525001.44174
ISK 144.047519
JEP 0.868888
JMD 181.799371
JOD 0.82188
JPY 184.582853
KES 149.909481
KGS 101.364887
KHR 4623.983998
KMF 494.955743
KPW 1043.265709
KRW 1744.874492
KWD 0.35536
KYD 0.964297
KZT 556.328075
LAK 24848.914008
LBP 103633.441366
LKR 360.978751
LRD 211.759267
LSL 19.520632
LTL 3.422657
LVL 0.701156
LYD 7.407974
MAD 10.813063
MDL 20.15193
MGA 4824.983303
MKD 61.639787
MMK 2432.834089
MNT 4136.040892
MOP 9.340468
MRU 46.32084
MUR 53.912319
MVR 17.920835
MWK 2006.593056
MXN 20.746631
MYR 4.565921
MZN 74.073751
NAD 19.520632
NGN 1572.092184
NIO 42.579853
NOK 11.093021
NPR 173.089401
NZD 1.985179
OMR 0.445696
PAB 1.157196
PEN 4.000686
PGK 4.994983
PHP 69.723065
PKR 323.078682
PLN 4.282755
PYG 7557.973845
QAR 4.231485
RON 5.101986
RSD 117.449594
RUB 96.003268
RWF 1683.694173
SAR 4.352195
SBD 9.33305
SCR 15.877645
SDG 696.647132
SEK 10.831104
SGD 1.486609
SHP 0.86966
SLE 28.486057
SLL 24306.724357
SOS 661.297712
SRD 43.45349
STD 23991.981659
STN 24.499915
SVC 10.124965
SYP 128.330532
SZL 19.526932
THB 38.14522
TJS 11.114462
TMT 4.068602
TND 3.417588
TOP 2.790945
TRY 51.295112
TTD 7.850973
TWD 37.135217
TZS 3008.589588
UAH 50.693025
UGX 4373.984863
USD 1.159146
UYU 46.629839
UZS 14107.951178
VES 527.05282
VND 30499.449254
VUV 137.764445
WST 3.161931
XAF 655.95473
XAG 0.017051
XAU 0.000257
XCD 3.13265
XCG 2.085493
XDR 0.815797
XOF 655.95473
XPF 119.331742
YER 276.576393
ZAR 19.85325
ZMK 10433.709028
ZMW 22.593922
ZWL 373.244535
  • AEX

    -16.0300

    961.62

    -1.64%

  • BEL20

    -88.0900

    4916.79

    -1.76%

  • PX1

    -142.1000

    7665.62

    -1.82%

  • ISEQ

    -203.0200

    11881.24

    -1.68%

  • OSEBX

    -31.9800

    1966.5

    -1.6%

  • PSI20

    -190.5700

    8756.26

    -2.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -27.8400

    3634.93

    -0.76%

  • N150

    -58.3500

    3755.58

    -1.53%

Les trois films culte de Jean-Luc Godard
Les trois films culte de Jean-Luc Godard / Photo: ERIC CABANIS - AFP/Archives

Les trois films culte de Jean-Luc Godard

Parmi les dizaines de films de Jean-Luc Godard, trois sont entrés dans l'histoire du cinéma, tous tournés dans les années 60: "A bout de souffle", "Le mépris" et "Pierrot le fou".

Taille du texte:

- "A bout de souffle" (1960) -

C'est le premier long-métrage, à petit budget, de Godard.

Il raconte l'itinéraire d'un voyou qui, après avoir volé une voiture et tué un policier, est traqué par la police. Il tente de convaincre sa petite amie américaine de partir en Italie.

"C'est une expérience folle, pas de spots, pas de maquillage, pas de son ! Mais c'est tellement contraire aux manières d'Hollywood que je deviens naturelle", avait résumé Jean Seberg, vedette, avec Jean-Paul Belmondo, de ce film, étendard de la Nouvelle Vague.

On trouve en germe les éléments constitutifs des films suivants de "JLG": références culturelles, musiques entêtantes, montage heurté, accents étrangers, bars, voitures, hôtels...

La déambulation du couple sur les Champs-Elysées, elle vendant le New York Herald Tribune, lui discutant, clope au bec, est entrée dans la légende. Le film connaîtra une postérité à nulle autre pareille et recevra le Prix Jean-Vigo en 1960. Godard aura lui l'Ours d'argent au Festival de Berlin la même année.

- "Le mépris" (1963) -

La femme (Brigitte Bardot) d'un scénariste (Michel Piccoli) se détache de son mari et lui avoue le mépris qu'il lui inspire. C'est le sixième film de "JLG" et son plus grand succès.

Durant le tournage, "BB" est harcelée par les paparazzi. Les producteurs veulent à tout prix la dénuder à l'écran. Jean-Luc Godard cède en partie. Il ajoute au film une séquence devenue iconique, où Bardot, allongée nue sur un lit, interroge Piccoli: "Et mes fesses, tu les aimes mes fesses ?".

Adapté du roman d'Alberto Moravia, le film doit beaucoup à un lyrisme rare chez Godard qui a pu compter, outre un casting d'exception (où figure le cinéaste Fritz Lang), sur la partition de Georges Delerue, la photographie en couleur de Raoul Coutard et le décor de la villa de Malaparte au bord de la mer, à Capri.

C'est sans doute l'un des films les plus intimes de Godard, alors marié à Anna Karina. Ils se sépareront en 1965.

- "Pierrot le fou" (1965) -

Godard filme Anna Karina pour leur sixième film ensemble. Alors que la Nouvelle Vague décline, il maîtrise mieux que jamais son art et se livre à un feu d'artifice narratif et visuel, où éclatent à chaque image les couleurs primaires: bleu, jaune, rouge.

A sa sortie, le film fut interdit aux moins de 18 ans pour "anarchisme intellectuel et moral".

"Ô stupidité de la censure ! Les gens sérieux ont horreur de Godard", écrit, en cette année 1965, Françoise Giroud dans L'Express. Elle ajoute: "L'histoire du film ? Je ne sais pas. Il doit en y avoir une, mais elle n'a aucune importance. Un homme aime une femme, que voulez-vous de plus ? Il s'appelle Ferdinand. Elle l'appelle Pierrot. Ensemble, ils courent vers le soleil, vers la mer, vers la chaleur...". Vers le drame aussi.

Une des répliques, dite par Anna Karina, est restée célèbre: "Qu'est-ce que je peux faire ? Je sais pas quoi faire...".

Des cinéastes comme Quentin Tarantino ou Leos Carax ont été influencés par ce film, errance placée sous le signe de Rimbaud.

- Et les autres films ? -

Jean-Luc Godard a tourné environ 125 films, longs et courts, fictions et documentaires, qui ont eu un accueil pour le moins contrasté, entre ceux qui ont adoré et ceux qui ont détesté.

On peut citer, parmi ses principaux longs-métrages, "Le petit soldat", "Une femme est une femme", "Vivre sa vie", "Alphaville", "Masculin féminin", "La chinoise", "Sauve qui peut (la vie)", "Prénom Carmen", "Je vous salue Marie", "Détective", "Adieu au langage", etc...

Mais aucun n'a acquis l'aura de ces trois grands films de la décennie 60, une des plus riches du cinéma français.

K.Inoue--JT