The Japan Times - Oscars: "Emilia Perez" sur un chemin de croix

EUR -
AED 4.18418
AFN 72.345505
ALL 94.14615
AMD 419.060304
ANG 2.039857
AOA 1044.764284
ARS 1665.100202
AUD 1.642689
AWG 2.050791
AZN 1.941648
BAM 1.954682
BBD 2.294887
BDT 139.979934
BGN 1.926468
BHD 0.429754
BIF 3403.453278
BMD 1.139328
BND 1.476056
BOB 7.890487
BRL 5.896304
BSD 1.139448
BTN 107.880294
BWP 15.494138
BYN 3.20017
BYR 22330.835112
BZD 2.291569
CAD 1.616491
CDF 2580.578112
CHF 0.922517
CLF 0.026329
CLP 1036.378473
CNY 7.718721
CNH 7.735219
COP 3924.530338
CRC 516.904339
CUC 1.139328
CUP 30.192201
CVE 110.201966
CZK 24.20606
DJF 202.903942
DKK 7.474911
DOP 66.691853
DZD 152.212235
EGP 56.643191
ERN 17.089925
ETB 183.698927
FJD 2.555342
FKP 0.860054
GBP 0.861976
GEL 3.013567
GGP 0.860054
GHS 12.789685
GIP 0.860054
GMD 83.170728
GNF 9984.289143
GTQ 8.692913
GYD 238.383648
HKD 8.932322
HNL 30.485162
HRK 7.537682
HTG 148.974789
HUF 354.579516
IDR 20418.073759
ILS 3.414794
IMP 0.860054
INR 107.95096
IQD 1492.64623
IRR 1566576.442968
ISK 143.87478
JEP 0.860054
JMD 179.35741
JOD 0.807752
JPY 184.064757
KES 147.485994
KGS 99.63461
KHR 4573.384096
KMF 491.050622
KPW 1025.395889
KRW 1750.412809
KWD 0.352075
KYD 0.949557
KZT 554.252976
LAK 25232.346027
LBP 102035.337387
LKR 381.221947
LRD 207.371387
LSL 18.789205
LTL 3.36414
LVL 0.689168
LYD 7.311818
MAD 10.6644
MDL 20.059526
MGA 4760.235439
MKD 61.67035
MMK 2391.891494
MNT 4077.656082
MOP 9.201637
MRU 45.257518
MUR 54.642279
MVR 17.613896
MWK 1975.769891
MXN 19.922466
MYR 4.717392
MZN 72.805701
NAD 18.789205
NGN 1559.063043
NIO 41.926019
NOK 11.144911
NPR 172.608271
NZD 2.006944
OMR 0.438074
PAB 1.139448
PEN 3.856994
PGK 4.997142
PHP 69.77645
PKR 316.902137
PLN 4.282564
PYG 6945.935586
QAR 4.153588
RON 5.248198
RSD 117.394087
RUB 84.936921
RWF 1670.944246
SAR 4.27737
SBD 9.188729
SCR 16.014934
SDG 684.167236
SEK 11.061015
SGD 1.476393
SHP 0.850624
SLE 28.198016
SLL 23891.149424
SOS 651.227508
SRD 42.645626
STD 23581.795972
STN 24.485994
SVC 9.970297
SYP 125.932349
SZL 18.783256
THB 37.82285
TJS 10.568155
TMT 3.999042
TND 3.372771
TOP 2.74323
TRY 52.955177
TTD 7.736575
TWD 36.070561
TZS 2991.0012
UAH 51.147544
UGX 4170.614474
USD 1.139328
UYU 45.703257
UZS 13689.989303
VES 702.812079
VND 29992.818078
VUV 135.304952
WST 3.140359
XAF 655.582017
XAG 0.018352
XAU 0.000276
XCD 3.079092
XCG 2.053525
XDR 0.813361
XOF 655.582017
XPF 119.331742
YER 271.900837
ZAR 18.785302
ZMK 10255.314604
ZMW 20.440308
ZWL 366.863255
  • AEX

    -16.0300

    1066.91

    -1.48%

  • BEL20

    -9.7000

    5695.86

    -0.17%

  • PX1

    -60.4800

    8339.41

    -0.72%

  • ISEQ

    -175.8600

    13781.08

    -1.26%

  • OSEBX

    -10.1200

    1936.62

    -0.52%

  • PSI20

    -68.7600

    9099.33

    -0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    94.6000

    4336.96

    +2.23%

  • N150

    -46.9900

    4186.3

    -1.11%

Oscars: "Emilia Perez" sur un chemin de croix
Oscars: "Emilia Perez" sur un chemin de croix / Photo: Raul ARBOLEDA - AFP

Oscars: "Emilia Perez" sur un chemin de croix

La route vers les Oscars est plus raide que prévu pour "Emilia Perez" du Français Jacques Audiard, qui voit se multiplier les obstacles avec une nouvelle polémique autour de son actrice principale, Karla Sofia Gascon.

Taille du texte:

Cette comédie musicale en espagnol, sur la transition de genre d'un narcotrafiquant mexicain, volait de succès en succès depuis sa présentation au printemps dernier en compétition officielle au Festival de Cannes, où elle a décroché le prix du jury et un prix d'interprétation collective pour ses quatre actrices principales.

Le film a aussi raflé quatre trophées aux Golden Globes début janvier, dont le prix de la meilleure comédie et celui du meilleur film international.

Son parcours hors du commun a culminé fin janvier avec ses 13 nominations aux Oscars, un record pour une production non anglophone, où figurent celles du meilleur réalisateur pour Jacques Audiard, 72 ans, et du meilleur film.

Mais, depuis, rien ne va plus pour le porte-drapeau du cinéma français.

- Messages sur les réseaux -

Dernier heurt en date, une polémique autour de Karla Sofia Gascon, elle-même transgenre, nommée pour l'Oscar de la meilleure interprétation féminine.

Au vu du parcours de l'Espagnole de 52 ans, qui a fait sa transition de genre à 46 ans et a dénoncé les campagnes de "haine" essuyées à ce sujet, un trophée serait historique.

Mais ses chances face à Demi Moore, nommée pour son rôle dans "The Substance", semblent fondre depuis que d'anciens messages postés sur les réseaux sociaux ont été exhumés.

Elle y qualifie l'islam de "foyer d'infection pour l'humanité" et raille la diversité dans le divertissement ou encore le mouvement anti-raciste après la mort de George Floyd, un Noir américain tué par la police en 2020.

L'affaire a conduit Netflix, qui gère la campagne du film pour les Oscars, à prendre ses distances et à l'actrice retirer de toutes ses campagnes, selon The Hollywood Reporter et Variety.

Alors que la saison des récompenses bat son plein à Hollywood, la comédienne ne participera plus, comme prévu, à divers événements comme le gala des Critics Choice Awards vendredi, ont aussi rapporté ces magazines spécialisés.

Une page du site de Netflix promouvant le film contient désormais, en lieu et place de Karla Sofia Gascón, une image de Zoe Saldaña, nommée dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle.

Contacté par l'AFP, la plateforme s'est refusée à tout commentaire.

Rattrapée par ses publications, l'actrice a présenté ses excuses, "en tant que membre d'une communauté marginalisée", dans un communiqué transmis par Netflix.

Sur son compte Instagram, elle a plaidé sa cause. "Ces derniers jours, j'ai traversé des montagnes russes émotionnelles (...) On veut m'appliquer la +cancel culture+", a-t-elle écrit.

- "Vision psychopathologique" -

"Pendant un temps, je me suis sentie perdue dans ma transition, cherchant l'approbation dans le regard des autres. Mais aujourd'hui, je sais enfin qui je suis. Je ne cherche que la liberté d'exister sans peur, de créer de l'art sans barrières et d'avancer avec ma nouvelle vie", a-t-elle ajouté.

Par ailleurs, le film ne fait pas l'unanimité dans la communauté queer, l'intellectuel Paul B. Preciado l'ayant qualifié de "vision psychopathologique de la transition du genre" dans le quotidien français Libération.

Au Mexique, certains lui ont reproché - souvent avant même sa sortie en salle - de véhiculer des clichés sur le pays et de s'approprier avec trop de légèreté les tragédies liées au narcobanditisme.

"Il y a ceux qui ont vu le film et ceux qui n'ont pas vu le film", avait répondu Jacques Audiard à l'AFP fin janvier. "Mes intentions me semblent vertueuses mais je remarque un problème là-bas." "Le trafic de drogue, on peut aussi ne pas en parler! Mais ça me tenait à cœur, je l'ai peut-être fait maladroitement", avait-il ajouté.

Sur le site spécialisé IMDb, les critiques du public, américain et mexicain surtout, sont désormais au plus bas.

"C'est une campagne très solide qu'il faut mener", martelait le réalisateur d'"Un prophète" ou "De battre mon cœur s'est arrêté" face à l'AFP, juste après ses 13 nominations, devançant "The Brutalist" avec Adrien Brody. Il lui reste encore un mois pour redresser la barre avant la 97e cérémonie des Oscars, à Los Angeles, le 2 mars.

H.Nakamura--JT