The Japan Times - Sous les pots de yaourt, une ruine romaine du IIIe siècle

EUR -
AED 4.356256
AFN 77.102519
ALL 96.729833
AMD 453.280378
ANG 2.123363
AOA 1087.730931
ARS 1716.407515
AUD 1.703027
AWG 2.138096
AZN 2.01145
BAM 1.957011
BBD 2.40819
BDT 146.110377
BGN 1.992042
BHD 0.449378
BIF 3542.291098
BMD 1.186184
BND 1.514237
BOB 8.262111
BRL 6.235172
BSD 1.19564
BTN 109.797916
BWP 15.644677
BYN 3.405506
BYR 23249.200887
BZD 2.404687
CAD 1.615618
CDF 2686.705937
CHF 0.916565
CLF 0.026028
CLP 1027.744898
CNY 8.246052
CNH 8.251497
COP 4352.992561
CRC 592.066225
CUC 1.186184
CUP 31.433869
CVE 110.333247
CZK 24.330941
DJF 212.911697
DKK 7.467917
DOP 75.276563
DZD 154.566608
EGP 55.909475
ERN 17.792756
ETB 185.73929
FJD 2.61512
FKP 0.866428
GBP 0.866359
GEL 3.196822
GGP 0.866428
GHS 13.098102
GIP 0.866428
GMD 86.591171
GNF 10491.489553
GTQ 9.170673
GYD 250.144728
HKD 9.263715
HNL 31.558521
HRK 7.534519
HTG 156.476789
HUF 381.053191
IDR 19896.452606
ILS 3.665789
IMP 0.866428
INR 108.766523
IQD 1566.368884
IRR 49967.989338
ISK 145.081737
JEP 0.866428
JMD 187.365896
JOD 0.841039
JPY 183.859615
KES 154.365483
KGS 103.731752
KHR 4807.973992
KMF 492.265869
KPW 1067.565349
KRW 1720.932795
KWD 0.364064
KYD 0.996416
KZT 601.341962
LAK 25730.915962
LBP 107070.628969
LKR 369.758716
LRD 215.513307
LSL 18.984543
LTL 3.502492
LVL 0.71751
LYD 7.502641
MAD 10.845709
MDL 20.110439
MGA 5343.305123
MKD 61.678151
MMK 2491.375458
MNT 4230.383521
MOP 9.614947
MRU 47.706509
MUR 53.888177
MVR 18.338709
MWK 2073.282437
MXN 20.709403
MYR 4.675926
MZN 75.630943
NAD 18.984543
NGN 1644.620269
NIO 43.997215
NOK 11.444004
NPR 175.676666
NZD 1.96843
OMR 0.458323
PAB 1.19564
PEN 3.997573
PGK 5.118166
PHP 69.884035
PKR 334.513515
PLN 4.213639
PYG 8008.953971
QAR 4.359296
RON 5.100467
RSD 117.472663
RUB 90.549444
RWF 1744.479055
SAR 4.450194
SBD 9.550693
SCR 17.214648
SDG 713.492182
SEK 10.570575
SGD 1.508244
SHP 0.889945
SLE 28.853899
SLL 24873.67862
SOS 683.322672
SRD 45.134883
STD 24551.608082
STN 24.515164
SVC 10.461471
SYP 13118.687676
SZL 18.978739
THB 37.242691
TJS 11.161404
TMT 4.151643
TND 3.435325
TOP 2.856045
TRY 51.596109
TTD 8.118021
TWD 37.48105
TZS 3078.804407
UAH 51.245698
UGX 4274.644098
USD 1.186184
UYU 46.3987
UZS 14617.04143
VES 410.350069
VND 30769.605664
VUV 140.90849
WST 3.215484
XAF 656.362996
XAG 0.014208
XAU 0.000248
XCD 3.205721
XCG 2.154833
XDR 0.816305
XOF 656.362996
XPF 119.331742
YER 282.697194
ZAR 19.196652
ZMK 10677.081704
ZMW 23.464514
ZWL 381.950673
  • AEX

    4.6900

    1001.65

    +0.47%

  • BEL20

    11.8200

    5385.38

    +0.22%

  • PX1

    54.8900

    8126.53

    +0.68%

  • ISEQ

    182.8100

    13147.76

    +1.41%

  • OSEBX

    3.8600

    1760.38

    +0.22%

  • PSI20

    17.2900

    8662.19

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -39.8700

    4028.03

    -0.98%

  • N150

    11.3700

    3930.64

    +0.29%

Sous les pots de yaourt, une ruine romaine du IIIe siècle
Sous les pots de yaourt, une ruine romaine du IIIe siècle / Photo: ELSA RANCEL - AFP

Sous les pots de yaourt, une ruine romaine du IIIe siècle

Elle gardait fièrement les remparts de Strasbourg: 1.700 ans plus tard, elle trône dans un sous-sol de supermarché, où les clients ignorent tout des vestiges de cette tour romaine.

Taille du texte:

Le commerce en question, situé dans une zone ultra-touristique entre la cathédrale et la place Kléber, où s'élève chaque année le sapin du marché de Noël, ne souhaite pas être identifié. Inutile d'attirer les foules.

Au fond de la grande surface, il faut passer une porte "Réservé au personnel" et descendre un escalier en pierre pour tomber nez-à-nez avec le vestige de la tour datant de la fin du IIIe siècle. "Nous passons devant tous les jours, c'est assez atypique", explique Gwendal Le Gourrierec, le directeur du supermarché.

En plein cœur du lieu de stockage du supermarché, cette tour romaine semi-circulaire est entourée de porte-palettes, escabeaux et caisses. À l'extérieur, aucune indication ne révèle l'existence du monument. "C'est difficile de faire visiter la tour pour des questions de sécurité, mais je n'ai jamais refusé de la montrer", assure M. Le Gourrierec.

- Invasions barbares -

"En termes de loi, le directeur n'est pas obligé de faire visiter la tour. C'est plus une obligation morale. Il y a plein de monuments historiques privés que l'on ne peut visiter", commente Quentin Richard, conservateur au Musée archéologique de Strasbourg.

Haute de presque trois mètres cinquante, la ruine cache bien son jeu. "Elle faisait entre huit et 10 mètres à l'origine", explique Maxime Werlé, du Service régional de l'archéologie (SRA) du Grand Est.

Pochette bleue à la main, il sort plusieurs plans de Strasbourg, anciennement Argentoratum. Le vestige appartenait à un ancien camp militaire romain, grand "de 20 hectares", qui englobe une grande partie de l'actuel hypercentre strasbourgeois. Il accueillait jusqu'à 6.000 légionnaires.

Avec sa position géographique, Strasbourg est alors à la frontière de l'Empire romain, le "limes", le Rhin tout proche servant de défense naturelle contre les invasions barbares. Les fortifications assurent sa défense et permettent le contrôle des zones de passage et des populations.

- "Contre les Germains" -

La tour a été découverte en 1906 lors de la construction d'une brasserie. "Il y a interdiction de la détruire et de l'abimer. On ne peut pas faire ce qu'on veut avec, même si c'est dans un lieu qui appartient à une entreprise privée", rappelle Maxime Werlé.

Elle est classée monument historique depuis les années 1920. "C'est assez remarquable de voir ces fortifications aussi bien conservées", lance Guillaume Marty, archéologue chez Antea Archéologie, une société privée spécialisée dans les fouilles préventives, et membre de la Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace. "Cette tour a été conçue pour renforcer la défense du camp contre les Germains et plus particulièrement les Alamans", explique-t-il.

Malgré l'absence de public, une plaque vissée sur le monument détaille la construction de la tour. "Ils ont utilisé des moellons de calcaire, de basalte mais aussi de grès, un matériau local que l'on récupère dans les Vosges", observe Maxime Werlé.

D'autres vestiges de l'ancien camp militaire sont visibles dans la capitale alsacienne, mais inaccessibles au public. "Ils sont beaucoup moins impressionnants que la tour sous le supermarché", prévient Maxime Werlé: des murs subsistent dans des caves sous l'hôtel du gouverneur militaire ou encore sous l'hôtel préfectoral.

En surface, quelques indices se cachent aussi "derrière un portail et une poubelle", près de l'opéra. "Mais si personne ne vous les montre, vous ne pourrez pas deviner que cela fait partie des vestiges".

Y.Ishikawa--JT