The Japan Times - Jean-Baptiste Andrea, rêveur méthodique couronné par le Goncourt

EUR -
AED 4.337789
AFN 77.955631
ALL 96.755197
AMD 449.01782
ANG 2.11436
AOA 1083.11748
ARS 1714.991769
AUD 1.680903
AWG 2.126077
AZN 2.003623
BAM 1.955442
BBD 2.389263
BDT 145.083447
BGN 1.983595
BHD 0.445336
BIF 3528.88785
BMD 1.181154
BND 1.507992
BOB 8.226494
BRL 6.218962
BSD 1.186283
BTN 108.480146
BWP 15.624848
BYN 3.396778
BYR 23150.614952
BZD 2.385763
CAD 1.615163
CDF 2545.386154
CHF 0.918343
CLF 0.025875
CLP 1021.698128
CNY 8.204888
CNH 8.188343
COP 4286.407228
CRC 589.051003
CUC 1.181154
CUP 31.300576
CVE 110.244823
CZK 24.295626
DJF 211.241338
DKK 7.468671
DOP 74.984682
DZD 153.383359
EGP 55.514703
ERN 17.717307
ETB 185.059273
FJD 2.594346
FKP 0.861952
GBP 0.863246
GEL 3.183183
GGP 0.861952
GHS 13.007619
GIP 0.861952
GMD 86.794294
GNF 10417.295638
GTQ 9.102334
GYD 248.184577
HKD 9.228207
HNL 31.338674
HRK 7.536001
HTG 155.592055
HUF 380.589611
IDR 19798.264169
ILS 3.650461
IMP 0.861952
INR 106.427274
IQD 1554.009005
IRR 49756.105026
ISK 145.211105
JEP 0.861952
JMD 186.399493
JOD 0.837475
JPY 183.743887
KES 152.309797
KGS 103.291835
KHR 4779.827963
KMF 493.722575
KPW 1063.038442
KRW 1708.456332
KWD 0.362804
KYD 0.988515
KZT 599.055432
LAK 25511.330892
LBP 105750.711543
LKR 367.351212
LRD 220.049726
LSL 18.992424
LTL 3.487641
LVL 0.714468
LYD 7.494628
MAD 10.81772
MDL 20.083324
MGA 5293.997707
MKD 61.622244
MMK 2480.407042
MNT 4210.370736
MOP 9.543113
MRU 47.141891
MUR 54.202952
MVR 18.248559
MWK 2058.465599
MXN 20.457462
MYR 4.63843
MZN 75.298821
NAD 18.992585
NGN 1651.572071
NIO 43.685847
NOK 11.416147
NPR 173.703506
NZD 1.95266
OMR 0.454167
PAB 1.186283
PEN 3.995469
PGK 5.087074
PHP 69.722921
PKR 332.307261
PLN 4.219601
PYG 7887.556412
QAR 4.336506
RON 5.096325
RSD 117.438577
RUB 90.651241
RWF 1735.619524
SAR 4.429389
SBD 9.517857
SCR 16.416211
SDG 710.460956
SEK 10.539004
SGD 1.499433
SHP 0.886171
SLE 28.908779
SLL 24768.204249
SOS 678.498558
SRD 44.913357
STD 24447.499419
STN 24.514815
SVC 10.380056
SYP 13063.05918
SZL 18.997677
THB 37.156767
TJS 11.079572
TMT 4.14585
TND 3.422474
TOP 2.843935
TRY 51.371947
TTD 8.031598
TWD 37.277802
TZS 3055.101843
UAH 51.12635
UGX 4237.224499
USD 1.181154
UYU 46.021577
UZS 14502.345767
VES 438.964675
VND 30707.046542
VUV 140.742405
WST 3.201849
XAF 656.348104
XAG 0.013527
XAU 0.00024
XCD 3.192127
XCG 2.1379
XDR 0.816262
XOF 655.836968
XPF 119.331742
YER 281.557585
ZAR 18.87159
ZMK 10631.795497
ZMW 23.279739
ZWL 380.331049
  • AEX

    -4.3400

    1005.2

    -0.43%

  • BEL20

    7.1000

    5466.58

    +0.13%

  • PX1

    18.0000

    8198.99

    +0.22%

  • ISEQ

    -62.8800

    13316.01

    -0.47%

  • OSEBX

    0.0000

    1757.2

    0%

  • PSI20

    51.3600

    8757.26

    +0.59%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.1000

    4071.19

    +1.07%

  • N150

    3.9500

    3951.89

    +0.1%

Jean-Baptiste Andrea, rêveur méthodique couronné par le Goncourt
Jean-Baptiste Andrea, rêveur méthodique couronné par le Goncourt / Photo: Bertrand GUAY - AFP

Jean-Baptiste Andrea, rêveur méthodique couronné par le Goncourt

Jean-Baptiste Andrea a su conjuguer une personnalité rêveuse et une méthode de créateur concentré pour réussir d'abord dans le cinéma, puis dans la littérature où il a remporté mardi le prix Goncourt, pour "Veiller sur elle".

Taille du texte:

Il est encore un "jeune" auteur, arrivé au roman en 2017. Mais le voilà consacré à 52 ans, pour une histoire d'amour au temps du fascisme en Italie, qui a déjà décroché le prix du roman Fnac à la rentrée.

"J'ai eu envie d'écrire quelque chose de plus grand que ce que j'ai écrit avant, de laisser derrière moi toutes les limites que d'abord je m'étais imposées en 20 ans de cinéma, puisque j'étais scénariste et réalisateur, mais que je m'étais aussi paradoxalement imposées sur mes trois premiers romans", expliquait-il fin octobre sur France Inter.

Le grand écran a été son premier métier, dès la sortie d'études qui ne devaient pas forcément l'y mener. Après avoir grandi sur les bords de la Méditerranée, à Cannes, dans une famille qui mêlait des origines italiennes, grecques, baléares et pied-noir d'Algérie, il est parti vers de grandes écoles prestigieuses qui rassuraient ses parents, Sciences-Po Paris puis une école de commerce, l'ESCP.

- "Je heurtais un mur" -

Seulement, ce passionné de romans depuis le plus jeune âge ne voulait exercer qu'un seul métier: écrire. "Après mes études je n'ai pas eu de vrai boulot. J'ai écrit tout de suite", déclarait-il à la radio publique.

Il va percer dans le 7e art, jusqu'à réaliser son propre film, "Dead End" en 2003, remarqué pour son humour très noir. En 2006, il convainc David Schwimmer (Ross dans la série Friends) de prendre un rôle principal. Et en 2013, dernier tour à la réalisation, avec le thriller "La Confrérie des larmes".

La critique est mitigée. Et à 45 ans, en 2016, Jean-Baptiste Andrea n'est plus sûr de vouloir se lancer une nouvelle fois dans l'immense entreprise qu'est de réunir le budget pour un film. "J'ai senti que je heurtais un mur", se souvenait-il, interrogé par Actualitté cet été.

Pourquoi pas enfin écrire le roman qu'il avait en lui? "Je savais écrire un scénario, pas un roman. Un scénario c'est bordé, c'est confortable, et un roman tout est permis", relevait-il. Il rédige "Ma reine", qu'il envoie à une quinzaine d'éditeurs.

- "Briser toutes les frontières" -

Refusé partout ailleurs, ce roman sur une enfance cruelle enthousiasme Sophie de Sivry, des éditions de L'Iconoclaste. Mais pas qu'elle: il décroche le prix Envoyé par la Poste, qui récompense des auteurs venus sans recommandation, ainsi que le Femina des lycéens.

L'Iconoclaste le couve. Et si son deuxième roman marche moins bien, le troisième, "Des diables et des saints", est un beau succès, couronné par le prix RTL-Lire. "J'ai quitté le monde du cinéma, j'étais un naufragé de ce monde", affirme-t-il alors au micro de la radio. Sans regret pourtant après ce "détour" par le grand écran.

Il peut alors se lancer dans une quatrième œuvre ambitieuse, comme il le disait à France Inter. Avec la discipline intellectuelle qui a toujours été la sienne, comme s'il séparait encore scénario et tournage. "Je prépare toute mon histoire. Celui-là c'est 10 mois de préparation, dans ma tête, sur un carnet. Je n'écris pas une ligne du roman. Et un jour, je me dis: mon histoire est là, je peux donc ne pas réfléchir en me demandant où ça va".

"Mes trois premiers romans étaient des huis clos. Là j'avais envie de briser toutes les frontières", détaille-t-il.

Ce sera une longue fresque sur la sculpture et l'Italie, le pays de sa grand-mère paternelle. D'après Le Monde, "un roman sculpté telle une visitation, dans le miracle du surgissement".

H.Takahashi--JT