The Japan Times - Le président étend son pouvoir sur le système judiciaire, les Tunisiens protestent

EUR -
AED 4.195716
AFN 72.560073
ALL 94.31769
AMD 420.508381
ANG 2.04548
AOA 1047.644123
ARS 1669.694703
AUD 1.640583
AWG 2.056444
AZN 1.937366
BAM 1.951153
BBD 2.306843
BDT 140.40559
BGN 1.931778
BHD 0.431903
BIF 3415.564357
BMD 1.142469
BND 1.481249
BOB 7.897191
BRL 5.87731
BSD 1.145318
BTN 108.141435
BWP 15.544176
BYN 3.20464
BYR 22392.391132
BZD 2.303543
CAD 1.619484
CDF 2587.691975
CHF 0.924126
CLF 0.026309
CLP 1035.430692
CNY 7.74
CNH 7.751046
COP 3930.241658
CRC 519.576724
CUC 1.142469
CUP 30.275427
CVE 110.676686
CZK 24.199665
DJF 203.959823
DKK 7.473763
DOP 66.954114
DZD 152.580194
EGP 56.951505
ERN 17.137034
ETB 181.823948
FJD 2.562386
FKP 0.863358
GBP 0.86289
GEL 3.02188
GGP 0.863358
GHS 12.829763
GIP 0.863358
GMD 83.400062
GNF 10035.487198
GTQ 8.715243
GYD 239.090548
HKD 8.956579
HNL 30.469874
HRK 7.536757
HTG 149.61843
HUF 352.716709
IDR 20403.92395
ILS 3.414366
IMP 0.863358
INR 108.154622
IQD 1496.634305
IRR 1570894.786447
ISK 143.996665
JEP 0.863358
JMD 180.977061
JOD 0.809995
JPY 184.690956
KES 147.846575
KGS 99.908709
KHR 4584.153604
KMF 492.404054
KPW 1028.222442
KRW 1757.077202
KWD 0.35268
KYD 0.954469
KZT 558.245106
LAK 25191.440059
LBP 102308.092812
LKR 382.977458
LRD 208.158819
LSL 18.818935
LTL 3.373413
LVL 0.691068
LYD 7.343193
MAD 10.681964
MDL 20.141221
MGA 4832.643826
MKD 61.641147
MMK 2399.091052
MNT 4089.160993
MOP 9.248525
MRU 45.778737
MUR 54.792826
MVR 17.662892
MWK 1986.02879
MXN 19.883781
MYR 4.728903
MZN 73.004151
NAD 18.818853
NGN 1563.330948
NIO 41.848381
NOK 11.114282
NPR 173.393066
NZD 2.006635
OMR 0.439287
PAB 1.142878
PEN 3.867293
PGK 4.985449
PHP 70.036782
PKR 317.778152
PLN 4.276432
PYG 6982.282253
QAR 4.165475
RON 5.239019
RSD 117.346425
RUB 84.82358
RWF 1673.145756
SAR 4.288476
SBD 9.214058
SCR 16.916058
SDG 686.056203
SEK 11.012692
SGD 1.478686
SHP 0.852968
SLE 28.276016
SLL 23957.006526
SOS 654.544701
SRD 42.763184
STD 23646.800326
STN 24.677329
SVC 10.021578
SYP 126.279488
SZL 18.747772
THB 37.912263
TJS 10.600552
TMT 4.010066
TND 3.326293
TOP 2.750791
TRY 53.101044
TTD 7.767089
TWD 36.176618
TZS 3000.674049
UAH 51.511978
UGX 4172.063228
USD 1.142469
UYU 45.701152
UZS 13703.915009
VES 704.749414
VND 30066.926205
VUV 135.21383
WST 3.143842
XAF 655.801403
XAG 0.018316
XAU 0.000277
XCD 3.087579
XCG 2.064201
XDR 0.815603
XOF 655.795664
XPF 119.331742
YER 272.650552
ZAR 18.790872
ZMK 10283.589209
ZMW 20.301094
ZWL 367.874531
  • AEX

    -15.4900

    1067.4

    -1.43%

  • BEL20

    -15.9700

    5689.13

    -0.28%

  • PX1

    -63.0000

    8336.72

    -0.75%

  • ISEQ

    -156.3000

    13799.22

    -1.12%

  • OSEBX

    -20.4400

    1926.25

    -1.05%

  • PSI20

    -37.5900

    9130.61

    -0.41%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    94.6000

    4336.96

    +2.23%

  • N150

    -46.5700

    4186.91

    -1.1%

Le président étend son pouvoir sur le système judiciaire, les Tunisiens protestent
Le président étend son pouvoir sur le système judiciaire, les Tunisiens protestent

Le président étend son pouvoir sur le système judiciaire, les Tunisiens protestent

Des milliers de Tunisiens sont descendus dans la rue dimanche pour protester contre une nouvelle décision controversée du président Kais Saied lui permettant d'étendre son pouvoir sur le système judiciaire, une mesure perçue comme un revers démocratique dans le berceau du Printemps arabe.

Taille du texte:

Dans un décret, le président a annoncé avoir remplacé le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), qu'il a dissous il y a une semaine, par un autre organe "temporaire" et s'est donné le pouvoir de limoger des juges et de leur interdire de faire la grève.

Quelques heures après cette annonce, plus de 2.000 manifestants se sont rassemblés à Tunis en signe de protestation et pour exprimer leurs craintes quant à l'indépendance du système judiciaire.

"Le peuple veut ce que tu ne veux pas", ont scandé des protestataires, en référence au slogan phare de la révolution de 2011 qui a renversé la dictature de Zine el Abidine Ben Ali.

"Sauvez notre démocratie!", "Ne touchez pas à la justice!", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants.

Le décret, instituant un nouveau "Conseil supérieur temporaire de la magistrature" en partie nommé par le président, donne également à M. Saied le pouvoir de révoquer "tout juge qui manque à ses devoirs professionnels".

De plus, "il interdit aux magistrats de tous grades de faire grève ou de tenir toute action collective organisée qui pourrait perturber ou retarder le fonctionnement normal des tribunaux".

- "Seul" -

Depuis le 25 juillet 2021 M. Saied, soutenu par l'armée et les services de sécurité, a pris des mesures renforçant son pouvoir, faisant craindre à ses détracteurs un retour vers un pouvoir autoritaire.

Il a d'abord suspendu le Parlement élu et limogé le gouvernement, puis a dissous le 5 février dernier le CSM, une instance indépendante créée en 2016 pour nommer les juges.

Le président a accusé le CSM de "partialité", d'être sous l'influence du parti islamo-conservateur Ennahdha, sa bête noire, et d'avoir ralenti des enquêtes sur les assassinats en 2013 de deux militants de gauche, Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.

M. Saied a essuyé un flot de critiques dans son pays mais aussi des Occidentaux après la dissolution du CSM.

Pour Ezzeddine Hazgui, du mouvement "Citoyens contre le coup d'Etat", la contestation contre le président prend de l'ampleur.

M. Saied "avait auparavant beaucoup d'appuis, mais maintenant il est seul", a déclaré à l'AFP M. Hazgui dont le mouvement dénonce comme un "coup d'Etat" les mesures prises depuis juillet par le président.

Le nouveau décret "renforce la subordination du judiciaire à l'exécutif", a indiqué Saïd Benarbia, directeur régional de la Commission internationale de juristes (CIJ), une ONG basée à Genève.

- "Fin de la démocratie" -

"S'il est mis en oeuvre, le décret va signer la fin de l'indépendance judiciaire et de la séparation des pouvoirs, entraînant ainsi la fin de la démocratie en Tunisie", a ajouté M. Benarbia.

"Ce décret donne de vastes pouvoirs au président, lui permettant de contrôler la carrière des juges, comme les suspendre ou les écarter. C'est une violation des principes de base d'un Etat de droit", a-t-il encore dit.

Plusieurs partisans d'Ennahdha ont participé à la manifestation à Tunis, appelant à la libération de l'ex-ministre de la Justice et numéro deux du parti Noureddine Bhiri, et de Fethi Baldi, cadre dirigeant de cette formation d'inspiration islamiste.

Les deux hommes avaient été interpellés et emmenés de force le 31 janvier par des agents en civil vers un lieu inconnu. M. Bhiri, en grève de la faim, a été hospitalisé le lendemain à Bizerte (nord) après la détérioration de son état de santé tandis que le lieu de détention exact de M. Baldi reste secret.

Mercredi, l'organisation Human Rights Watch a dénoncé "des détentions secrètes sous couvert d'état d'urgence", rappelant qu'"aucun mandat d'arrêt n'a été émis et les autorités n'ont divulgué aucune accusation formelle contre eux".

Y.Kato--JT