The Japan Times - Corée du Sud: l'ex-président Yoon condamné à cinq ans de prison dans un premier procès

EUR -
AED 4.241693
AFN 76.805773
ALL 93.136094
AMD 422.587282
AOA 1059.12378
ARS 1730.666463
AUD 1.63523
AWG 2.080421
AZN 1.961432
BAM 1.955449
BBD 2.326982
BDT 142.754359
BHD 0.435716
BIF 3450.980152
BMD 1.154988
BND 1.478441
BOB 13.74859
BRL 5.890786
BSD 1.155292
BTN 110.04771
BWP 15.564676
BYN 3.434798
BYR 22637.755918
BZD 2.323593
CAD 1.609954
CDF 2613.156668
CHF 0.934391
CLF 0.026837
CLP 1056.166643
CNY 7.793396
CNH 7.791281
COP 3606.852861
CRC 524.508061
CUC 1.154988
CUP 30.60717
CVE 110.245675
CZK 24.246882
DJF 205.7375
DKK 7.475472
DOP 67.357902
DZD 153.34492
EGP 57.608117
ERN 17.324813
ETB 186.815754
FJD 2.551945
FKP 0.856714
GBP 0.85435
GEL 3.014554
GGP 0.856714
GHS 13.563622
GIP 0.856714
GMD 84.889615
GNF 10146.221509
GTQ 8.81534
GYD 241.961777
HKD 9.061663
HNL 30.968438
HRK 7.533057
HTG 151.062867
HUF 364.25883
IDR 20546.073471
ILS 3.462826
IMP 0.856714
INR 110.132278
IQD 1513.528148
IRR 1588743.120086
ISK 142.202764
JEP 0.856714
JMD 183.477045
JOD 0.818874
JPY 183.628014
KES 149.454013
KGS 101.003783
KHR 4684.178929
KMF 492.024152
KRW 1637.564316
KWD 0.356821
KYD 0.962831
KZT 538.626259
LAK 26092.426363
LBP 103460.264862
LKR 387.210451
LRD 208.537057
LSL 18.69368
LTL 3.410378
LVL 0.698641
LYD 7.362678
MAD 10.773812
MDL 20.080002
MGA 4948.132662
MKD 61.508952
MMK 2424.953631
MNT 4151.31804
MOP 9.336606
MRU 46.339677
MUR 54.284215
MVR 17.844844
MWK 2003.383526
MXN 19.798323
MYR 4.724827
MZN 73.809446
NAD 18.69368
NGN 1572.804477
NIO 42.512364
NOK 10.956562
NPR 176.075374
NZD 1.961244
OMR 0.444092
PAB 1.155297
PEN 3.902499
PGK 5.108105
PHP 70.323147
PKR 320.748489
PLN 4.300515
PYG 6876.764829
QAR 4.211644
RON 5.240755
RSD 117.324205
RUB 95.401171
RWF 1697.202504
SAR 4.325147
SBD 9.315779
SCR 16.99941
SDG 693.567891
SEK 10.961461
SGD 1.478321
SLE 28.431449
SOS 660.27283
SRD 43.601358
STD 23905.910309
STN 24.4956
SVC 10.109228
SZL 18.690643
THB 38.130746
TJS 10.669715
TMT 4.054006
TND 3.386692
TRY 55.105986
TTD 7.836626
TWD 37.272649
TZS 3060.714712
UAH 51.825416
UGX 4303.227076
USD 1.154988
UYU 46.541842
UZS 13785.523912
VES 872.896156
VND 30208.699287
VUV 137.866719
WST 3.157409
XAF 655.84204
XAG 0.017838
XAU 0.000265
XCD 3.121412
XCG 2.082226
XDR 0.815219
XOF 655.84204
XPF 119.331742
YER 275.346755
ZAR 18.670201
ZMK 10396.276474
ZMW 21.610212
ZWL 371.905519
  • AEX

    1.8900

    1113.35

    +0.17%

  • BEL20

    -9.8200

    5767.78

    -0.17%

  • PX1

    11.3300

    8726.03

    +0.13%

  • ISEQ

    -40.0900

    14278.65

    -0.28%

  • OSEBX

    14.5900

    2040.52

    +0.72%

  • PSI20

    -25.7100

    9155

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8300

    4388.06

    -0.11%

  • N150

    -13.4200

    4315.65

    -0.31%

Corée du Sud: l'ex-président Yoon condamné à cinq ans de prison dans un premier procès
Corée du Sud: l'ex-président Yoon condamné à cinq ans de prison dans un premier procès / Photo: Jung Yeon-je - AFP/Archives

Corée du Sud: l'ex-président Yoon condamné à cinq ans de prison dans un premier procès

Un tribunal sud-coréen a condamné vendredi l'ex-président Yoon Suk Yeol à cinq ans de prison pour obstruction à la justice et abus de pouvoir, première décision pénale d'une série à venir à la suite de sa tentative ratée d'instaurer la loi martiale fin 2024.

Taille du texte:

Un peu plus d'un an après son coup de force contre le Parlement, qui avait provoqué une grave crise politique aboutissant à sa destitution, l'ancien dirigeant conservateur de 65 ans s'est vu infliger une peine inférieure aux réquisitions du parquet, qui avait réclamé dix ans de prison.

Lui-même ancien procureur star, Yoon Suk Yeol fait face à sept autres procès dont le principal, pour insurrection, pourrait lui valoir la peine de mort.

Vendredi, le tribunal du district central de Séoul s'est prononcé sur un des multiples volets secondaires de l'affaire qui a plongé le pays dans plusieurs mois de manifestations massives et d'instabilité politique.

Il était reproché à M. Yoon d'avoir exclu des membres du gouvernement d'une réunion sur la préparation de l'instauration de la loi martiale, ainsi que d'avoir empêché les enquêteurs de l'arrêter.

M. Yoon s'était retranché pendant des semaines dans sa résidence de Séoul sous la protection de sa garde rapprochée, faisant même échouer un premier raid.

Il avait finalement été interpellé en janvier de l'année dernière lors d'un assaut musclé durant plusieurs heures. Il était devenu alors le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et placé derrière les barreaux.

"Bien qu'il ait eu le devoir, avant tout autre, de faire respecter la Constitution et l'Etat de droit en tant que président, l'accusé a au contraire affiché une attitude qui méprisait la Constitution", a déclaré le président du tribunal, Baek Dae-hyun, en rendant son jugement.

"La culpabilité de l'accusé est extrêmement grave", a-t-il ajouté.

- Parlement cerné -

A l'origine de cette crise, la soirée du 3 décembre 2024, quand Yoon Suk Yeol avait sidéré le pays en annonçant à la télévision l'imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler.

Il avait fait marche arrière quelques heures plus tard, un nombre suffisant de députés ayant réussi à se faufiler dans l'hémicycle cerné par les soldats pour voter la suspension de son décret.

M. Yoon avait justifié la loi martiale, une mesure sans précédent en Corée du Sud depuis les dictatures militaires des années 1980, par le fait que le Parlement contrôlé par l'opposition bloquait le budget.

Dans son allocution télévisée, il avait affirmé agir pour protéger le pays des "forces communistes nord-coréennes" et "éliminer les éléments hostiles à l'Etat".

Il a finalement été destitué par la Cour constitutionnelle en avril dernier, déclenchant une présidentielle anticipé remportée par Lee Jae Myung, issu de l'opposition de gauche.

Yoon Suk Yeol dispose de sept jours pour faire appel.

Les ennuis judiciaires sont loin d'être terminés pour l'ex-dirigeant et son entourage.

Dans son procès, distinct, pour insurrection, le parquet a demandé mardi la peine de mort, toujours en vigueur en Corée du Sud, même si aucune exécution n'a eu lieu depuis 1997.

Le verdict est attendu le 19 février.

Dans sa dernière déclaration avant la mise en délibéré, l'ancien président a affirmé avoir simplement fait usage de ses prérogatives légales de chef de l'Etat.

"Il ne s'agissait pas d'une dictature militaire réprimant les citoyens, mais d'un effort pour sauvegarder la liberté et la souveraineté, et pour renforcer l'ordre constitutionnel", a-t-il dit selon l'agence de presse Yonhap.

Dans une autre procédure, l'ex-président est accusé par le parquet d'avoir provoqué la Corée du Nord en ordonnant l'envoi de drones au-dessus de Pyongyang dans l'espoir de déclencher une réaction du pays voisin qui aurait justifié l'imposition de la loi martiale.

T.Sasaki--JT