The Japan Times - Sous-location illégale: la Cour de cassation reconnaît la responsabilité d'Airbnb

EUR -
AED 4.288202
AFN 72.394561
ALL 95.253302
AMD 430.605975
ANG 2.090632
AOA 1071.903393
ARS 1628.859035
AUD 1.616282
AWG 2.103231
AZN 1.987433
BAM 1.950773
BBD 2.352228
BDT 143.359938
BGN 1.949883
BHD 0.440455
BIF 3477.024586
BMD 1.167651
BND 1.487036
BOB 8.070099
BRL 5.847945
BSD 1.167885
BTN 111.902225
BWP 16.449397
BYN 3.262808
BYR 22885.957359
BZD 2.348787
CAD 1.603751
CDF 2616.705908
CHF 0.914609
CLF 0.026418
CLP 1039.73484
CNY 7.929459
CNH 7.92292
COP 4434.691358
CRC 530.711867
CUC 1.167651
CUP 30.942748
CVE 109.975464
CZK 24.310604
DJF 207.963174
DKK 7.472861
DOP 69.221611
DZD 154.771984
EGP 61.744563
ERN 17.514763
ETB 182.344098
FJD 2.556219
FKP 0.863701
GBP 0.866134
GEL 3.128944
GGP 0.863701
GHS 13.260656
GIP 0.863701
GMD 85.2381
GNF 10240.346841
GTQ 8.910038
GYD 244.327214
HKD 9.145585
HNL 31.058959
HRK 7.527616
HTG 152.929995
HUF 357.243954
IDR 20470.262824
ILS 3.389226
IMP 0.863701
INR 111.621618
IQD 1529.857455
IRR 1533125.612722
ISK 143.609314
JEP 0.863701
JMD 184.654134
JOD 0.82792
JPY 184.682089
KES 150.802256
KGS 102.110928
KHR 4685.964089
KMF 491.581018
KPW 1050.851539
KRW 1742.263837
KWD 0.359952
KYD 0.973288
KZT 552.822971
LAK 25599.480331
LBP 104581.044182
LKR 379.861073
LRD 213.718318
LSL 19.170895
LTL 3.44777
LVL 0.7063
LYD 7.412896
MAD 10.714612
MDL 20.075007
MGA 4891.290094
MKD 61.542796
MMK 2451.909298
MNT 4180.34222
MOP 9.422197
MRU 46.668732
MUR 54.755716
MVR 17.993465
MWK 2024.673611
MXN 20.110872
MYR 4.590616
MZN 74.615687
NAD 19.170895
NGN 1600.545488
NIO 42.979056
NOK 10.786523
NPR 179.039171
NZD 1.972092
OMR 0.448961
PAB 1.167865
PEN 3.991796
PGK 5.087758
PHP 71.877129
PKR 325.279732
PLN 4.23986
PYG 7116.659892
QAR 4.25712
RON 5.203982
RSD 117.381089
RUB 85.534778
RWF 1708.175973
SAR 4.389286
SBD 9.378873
SCR 15.920493
SDG 701.171987
SEK 10.914442
SGD 1.488539
SHP 0.871769
SLE 28.721139
SLL 24485.057705
SOS 667.448502
SRD 43.429655
STD 24168.015855
STN 24.43692
SVC 10.218404
SYP 129.058973
SZL 19.15655
THB 37.808599
TJS 10.913535
TMT 4.098455
TND 3.402731
TOP 2.811423
TRY 53.052533
TTD 7.929362
TWD 36.807928
TZS 3037.52743
UAH 51.339537
UGX 4367.632104
USD 1.167651
UYU 46.508948
UZS 14002.554719
VES 593.242161
VND 30761.762583
VUV 137.873483
WST 3.162607
XAF 654.256928
XAG 0.013797
XAU 0.000249
XCD 3.155634
XCG 2.104767
XDR 0.811481
XOF 654.254134
XPF 119.331742
YER 278.630658
ZAR 19.235416
ZMK 10510.256279
ZMW 21.984309
ZWL 375.983109
  • AEX

    11.4100

    1021.54

    +1.13%

  • BEL20

    23.6900

    5532.41

    +0.43%

  • PX1

    74.4700

    8082.27

    +0.93%

  • ISEQ

    53.8800

    12585.15

    +0.43%

  • OSEBX

    1.5900

    1985.91

    +0.08%

  • PSI20

    51.7100

    9124.26

    +0.57%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    31.5800

    4133.29

    +0.77%

  • N150

    24.3700

    4226.84

    +0.58%

Sous-location illégale: la Cour de cassation reconnaît la responsabilité d'Airbnb
Sous-location illégale: la Cour de cassation reconnaît la responsabilité d'Airbnb / Photo: Grégoire CAMPIONE - AFP/Archives

Sous-location illégale: la Cour de cassation reconnaît la responsabilité d'Airbnb

Airbnb, simple hébergeur de contenus ou éditeur? La Cour de cassation a tranché mercredi estimant que la responsabilité de la plateforme pouvait être engagée si des internautes recouraient à ses services pour de la sous-location illicite.

Taille du texte:

Les magistrats de la plus haute juridiction judiciaire ont estimé que "la société Airbnb n'a pas la qualité d'hébergeur internet car elle joue un rôle actif à l’égard des utilisateurs, lui permettant d'avoir connaissance et de contrôler les offres déposées sur sa plateforme".

"Dès lors elle ne bénéficie pas de l'exonération de responsabilité accordée aux hébergeurs et elle peut être tenue responsable si des internautes recourent à sa plateforme pour de la sous-location illicite", indiquent-ils dans un communiqué.

La Cour de cassation devait clarifier ce point après deux décisions en appel contradictoires: l'une à Paris en janvier 2023 où la cour d'appel avait estimé qu'Airbnb avait "largement contribué" à l'infraction commise par une locataire parisienne qui avait sous-loué illégalement son logement.

L'autre, rendue par la cour d'appel d'Aix en Provence en septembre 2023, estimait au contraire que la plateforme n'était qu'un simple hébergeur de contenus, et n'était donc pas co-responsable d'une affaire de sous-location illégale dans un logement social.

La Cour de cassation s'est notamment appuyée sur le droit européen pour trancher.

"Selon la Cour de justice de l'Union européenne, un hébergeur internet doit jouer le rôle de simple +intermédiaire+ en se limitant à fournir de façon neutre un service purement technique et automatique de stockage et de mise à disposition des données fournies par ses clients. L'hébergeur internet ne joue donc aucun rôle actif dans le traitement de ces données: il ne lui en est confié ni la connaissance ni le contrôle", rappelle la Cour de cassation.

Or, "la société Airbnb ne joue pas un rôle neutre à l’égard de ses utilisateurs. Elle s'immisce dans la relation entre +hôtes+ et +voyageurs+: en leur imposant de suivre un ensemble de règles (lors de la publication de l'annonce ou de la transaction) dont elle est en mesure de vérifier le respect; en promouvant certaines offres par l'attribution de la qualité de +superhost+, exerçant ainsi une influence sur le comportement des utilisateurs".

- "Etape majeure" -

Concrètement, l'arrêt de la cour d'appel d'Aix est cassé est l'affaire est renvoyée tandis que dans l'affaire parisienne, la Cour de cassation annule l'amende (32.399,61 euros) que devait verser Airbnb et la locataire, et renvoie l'affaire sur ce point, sachant qu'ils avaient été condamnés à verser 58.000 euros d'amende en première instance.

"Les procédures judiciaires continuent dans ces deux affaires et nous sommes déterminés à explorer toutes les voies de recours possibles afin que la jurisprudence française reflète les principes européens de régulation des plateformes", a réagi Airbnb dans une déclaration transmise à l'AFP, estimant que "ces décisions sont contraires au droit européen".

La plateforme assure par ailleurs appliquer "une politique de tolérance zéro" pour les cas de sous-locations illégales "portées à notre attention, allant jusqu'à la suppression des annonces concernées".

Jonathan Bellaïche, avocat de la propriétaire parisienne lésée, salue "une étape jurisprudentielle majeure dans la clarification du régime de responsabilité applicable aux plateformes numériques".

Il estime que "cela peut avoir comme effet de rendre Airbnb co-responsable de tous les abus qu'il peut y avoir sur leur plateforme".

"C'est l'aboutissement de dix ans de bataille", se réjouit-il auprès d'une journaliste de l'AFP, indiquant avoir défendu pour la première fois un propriétaire victime de sous-location sur Airbnb en 2016, et "ça va changer beaucoup de choses dans le rapport de force", poursuit-il.

L'avocat avait déjà obtenu la reconnaissance du statut d'éditeur pour Abritel en 2024.

Il a également fait condamner Airbnb à 8,2 millions d'amende pour des "manquements graves" à la collecte de la taxe de séjour en 2021 et 2022 sur l'île d'Oléron (Charente-Maritime), puis Booking.com (574.000 euros d'amende) et Leboncoin (410.000 euros) pour les mêmes raisons.

L'avocat représente également des hôteliers ainsi que la principale organisation patronale de l'hôtellerie, l'Umih, dans une procédure de concurrence déloyale à l'encontre d'Airbnb.

Y.Hara--JT