The Japan Times - A Paris, ouverture d'un procès historique sur les crimes dans l'est de la RDC

EUR -
AED 4.244436
AFN 73.389503
ALL 96.041475
AMD 437.227891
ANG 2.068863
AOA 1059.809568
ARS 1591.117901
AUD 1.663809
AWG 2.082925
AZN 1.95873
BAM 1.954592
BBD 2.335977
BDT 142.332035
BGN 1.975509
BHD 0.436313
BIF 3444.885879
BMD 1.155736
BND 1.48259
BOB 8.014012
BRL 6.040997
BSD 1.159793
BTN 109.092106
BWP 15.805369
BYN 3.437405
BYR 22652.420245
BZD 2.332679
CAD 1.597868
CDF 2635.077814
CHF 0.915938
CLF 0.026863
CLP 1060.688624
CNY 7.976305
CNH 7.983216
COP 4277.782432
CRC 539.269051
CUC 1.155736
CUP 30.626997
CVE 110.196419
CZK 24.476637
DJF 206.535037
DKK 7.471618
DOP 69.927086
DZD 153.324525
EGP 60.76882
ERN 17.336036
ETB 181.097361
FJD 2.598383
FKP 0.863596
GBP 0.865357
GEL 3.1147
GGP 0.863596
GHS 12.680109
GIP 0.863596
GMD 84.943654
GNF 10165.761288
GTQ 8.876476
GYD 242.648987
HKD 9.035831
HNL 30.712152
HRK 7.532279
HTG 152.086665
HUF 387.510676
IDR 19534.245254
ILS 3.607282
IMP 0.863596
INR 108.781896
IQD 1519.467505
IRR 1517654.369857
ISK 143.206866
JEP 0.863596
JMD 182.687885
JOD 0.819347
JPY 184.298222
KES 149.910497
KGS 101.068161
KHR 4651.145599
KMF 493.499383
KPW 1040.178735
KRW 1741.537699
KWD 0.354915
KYD 0.966507
KZT 559.596576
LAK 25005.762183
LBP 103706.496104
LKR 364.767721
LRD 212.827547
LSL 19.536695
LTL 3.412587
LVL 0.699093
LYD 7.395525
MAD 10.808973
MDL 20.279642
MGA 4834.054262
MKD 61.622775
MMK 2427.238714
MNT 4125.361797
MOP 9.339568
MRU 46.21164
MUR 53.891528
MVR 17.856098
MWK 2011.174446
MXN 20.55545
MYR 4.617149
MZN 73.903122
NAD 19.53661
NGN 1599.98893
NIO 42.683805
NOK 11.207202
NPR 174.54888
NZD 1.9938
OMR 0.444374
PAB 1.159783
PEN 4.010639
PGK 5.010925
PHP 69.637122
PKR 323.708741
PLN 4.281654
PYG 7546.401433
QAR 4.229668
RON 5.094603
RSD 117.440085
RUB 93.618694
RWF 1693.560664
SAR 4.335627
SBD 9.29447
SCR 16.592438
SDG 694.597244
SEK 10.810885
SGD 1.482844
SHP 0.867101
SLE 28.373451
SLL 24235.212834
SOS 662.793245
SRD 43.155748
STD 23921.396123
STN 24.484974
SVC 10.148772
SYP 128.226865
SZL 19.547089
THB 37.968233
TJS 11.105189
TMT 4.045075
TND 3.403382
TOP 2.782734
TRY 51.276297
TTD 7.88616
TWD 36.924603
TZS 2976.087716
UAH 50.922669
UGX 4291.329287
USD 1.155736
UYU 46.95078
UZS 14145.319039
VES 534.054338
VND 30438.611836
VUV 138.119748
WST 3.164637
XAF 655.554687
XAG 0.016593
XAU 0.00026
XCD 3.123433
XCG 2.090317
XDR 0.815303
XOF 655.560356
XPF 119.331742
YER 275.815943
ZAR 19.686745
ZMK 10403.013897
ZMW 21.717766
ZWL 372.146432
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

A Paris, ouverture d'un procès historique sur les crimes dans l'est de la RDC
A Paris, ouverture d'un procès historique sur les crimes dans l'est de la RDC / Photo: Thomas COEX - AFP/Archives

A Paris, ouverture d'un procès historique sur les crimes dans l'est de la RDC

Le procès de l'ex-rebelle congolais Roger Lumbala s'ouvre mercredi à Paris, une audience historique sur les atrocités commises dans l'est de la République démocratique du Congo, théâtre d'un des conflits les plus meurtriers du XXIe siècle.

Taille du texte:

Notamment poursuivi pour complicité de crimes contre l'humanité, cet homme de 67 ans est détenu à la prison de la Santé depuis son arrestation en France en décembre 2020.

Il encourt le 19 décembre un verdict de réclusion criminelle à perpétuité au terme de plus d'un mois de débats, avec les témoignages attendus de dizaines de victimes, sans que l'on sache combien pourront se déplacer jusqu'à la cour d'assises de Paris.

La justice française reproche à Roger Lumbala les crimes commis en 2002 et 2003 en Ituri et dans le Haut-Uélé par son mouvement rebelle du RCD-N (Rassemblement des Congolais démocrates-National), soutenu par l'Ouganda voisin, et qui comptait parmi la dizaine de groupes alors en guerre dans le nord-est de la RDC.

Ces exactions ont été perpétrées lors d'une offensive contre des mouvements pro-gouvernementaux, baptisée "Effacer le tableau" et menée conjointement avec son allié du Mouvement de libération du Congo (MLC) de l'actuel ministre congolais Jean-Pierre Bemba.

Outre la lutte contre les forces loyales au président de l'époque Joseph-Désiré Kabila, cette opération visait à "mettre la main sur les ressources naturelles" de la région, selon le rapport "Mapping" de l'ONU publié en 2010.

Elle a donné lieu à de nombreux crimes: exécutions sommaires, travail forcé, tortures, mutilations, pillages, ainsi que des viols de femmes.

- "Instruments de guerre" -

Ceux-ci ont été utilisés comme "instruments de guerre" par des combattants qui se désignaient comme "les effaceurs", selon les magistrats instructeurs français qui avaient lancé leurs investigations en 2016. Les femmes nande et pygmées bambuti, deux communautés soupçonnées de pencher du côté d'un groupe armé pro-Kinshasa, le RCD-ML, ont payé un lourd tribut.

Ephémère ministre durant la période de transition entre 2003 et 2005, puis candidat à la présidentielle en 2006 avant de reprendre le chemin de l'exil, Roger Lumbala, qui a expliqué durant l'enquête qu'il n'était alors qu'un "homme politique n'ayant disposé d'aucun militaire sous ses ordres", contestera sans doute la compétence de la justice française.

Les juges d'instruction, qui le décrivent comme "un chef de guerre à la tête de forces armées" ayant laissé les combattants "sous son autorité et son contrôle commettre des crimes contre l'humanité", l'ont poursuivi au titre de la compétence universelle. Celle-ci permet de juger les auteurs de tels crimes même s'ils sont commis dans un autre pays.

Parmi les conditions, l'auteur présumé doit avoir sa résidence habituelle en France: à l'inverse de Jean-Pierre Bemba, c'est le cas de Roger Lumbala. Il dispose d'un appartement à Paris, où il avait déposé une demande de renouvellement de son statut de réfugié qui lui a été refusé, point de départ de l'enquête quand l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) avait signalé son cas à la justice.

- "Signal fort" -

Ce "procès historique" est le premier au monde "en vertu de la compétence universelle pour des atrocités de masse commises en République démocratique du Congo (RDC) par un ressortissant congolais", se sont félicitées dans un communiqué plusieurs ONG parties civiles, la Clooney Foundation for Justice (CFJ), TRIAL International, Minority Rights Group (MRG), Justice Plus et PAP-RDC, qui soutient les populations pygmées de RDC.

Le Parquet national antiterroriste a décidé d'enregistrer les débats "au titre de la constitution d'archives historiques de la justice", comme c'est le cas pour les procès jugeant des crimes contre l'humanité.

"Le fait de tenir Lumbala responsable de ses actes envoie un signal fort dans le conflit violent qui sévit actuellement en RDC, à savoir que les abus feront l'objet d'enquêtes et que justice sera rendue", se félicite Samuel Ade Ndasi, de l'ONG britannique MRG.

Aujourd'hui, des combats entre forces armées congolaises et groupes armés, notamment le M23 soutenu par le Rwanda voisin, se poursuivent dans l'est de la RDC malgré des pourparlers et la récente signature d'un accord de paix entre Kinshasa et Kigali.

Depuis près de 30 ans, ces guerres ont fait directement ou indirectement (maladies, destruction des infrastructures, etc.), des millions de morts et de déplacés.

H.Takahashi--JT