The Japan Times - Face à la Cour suprême, Biden ne peut que s'indigner, et espérer un sursaut électoral

EUR -
AED 4.229988
AFN 73.146945
ALL 96.133079
AMD 434.212947
ANG 2.061819
AOA 1056.200947
ARS 1595.729488
AUD 1.676138
AWG 2.073241
AZN 1.95884
BAM 1.9575
BBD 2.319785
BDT 141.322745
BGN 1.968783
BHD 0.434815
BIF 3421.327021
BMD 1.1518
BND 1.483169
BOB 7.988181
BRL 6.046028
BSD 1.151795
BTN 109.176408
BWP 15.880861
BYN 3.428493
BYR 22575.287657
BZD 2.316392
CAD 1.600253
CDF 2628.988678
CHF 0.919315
CLF 0.02693
CLP 1063.36549
CNY 7.961072
CNH 7.958342
COP 4233.211976
CRC 534.857582
CUC 1.1518
CUP 30.52271
CVE 110.369005
CZK 24.518422
DJF 205.093682
DKK 7.472328
DOP 68.558058
DZD 153.334083
EGP 61.736268
ERN 17.277006
ETB 178.048178
FJD 2.580321
FKP 0.866974
GBP 0.867284
GEL 3.086771
GGP 0.866974
GHS 12.620455
GIP 0.866974
GMD 84.656271
GNF 10098.639609
GTQ 8.815384
GYD 241.106739
HKD 9.021621
HNL 30.579896
HRK 7.535884
HTG 150.976542
HUF 389.090264
IDR 19570.240438
ILS 3.616135
IMP 0.866974
INR 108.896278
IQD 1508.830137
IRR 1512601.862779
ISK 143.606561
JEP 0.866974
JMD 181.293527
JOD 0.816578
JPY 183.86078
KES 149.734428
KGS 100.724635
KHR 4612.886352
KMF 492.970864
KPW 1036.623761
KRW 1744.390407
KWD 0.354775
KYD 0.959846
KZT 556.830884
LAK 25050.648874
LBP 103140.830206
LKR 362.813545
LRD 211.358254
LSL 19.777978
LTL 3.400967
LVL 0.696713
LYD 7.352226
MAD 10.765177
MDL 20.230571
MGA 4800.106597
MKD 61.676346
MMK 2417.436221
MNT 4113.24352
MOP 9.293293
MRU 45.987343
MUR 54.017007
MVR 17.795778
MWK 1997.10857
MXN 20.796407
MYR 4.629663
MZN 73.657744
NAD 19.778236
NGN 1591.99517
NIO 42.386262
NOK 11.212362
NPR 174.665914
NZD 2.005595
OMR 0.442792
PAB 1.151815
PEN 4.012185
PGK 4.977258
PHP 69.977059
PKR 321.451413
PLN 4.279935
PYG 7530.377025
QAR 4.199475
RON 5.097752
RSD 117.405319
RUB 93.874992
RWF 1681.924321
SAR 4.322129
SBD 9.262822
SCR 17.163771
SDG 692.232263
SEK 10.889179
SGD 1.482949
SHP 0.864149
SLE 28.276608
SLL 24152.69076
SOS 658.257439
SRD 43.308822
STD 23839.942611
STN 24.520978
SVC 10.077884
SYP 127.305795
SZL 19.775833
THB 37.764652
TJS 11.005823
TMT 4.031301
TND 3.395971
TOP 2.773258
TRY 51.215473
TTD 7.825763
TWD 36.869937
TZS 2977.40446
UAH 50.484891
UGX 4290.85719
USD 1.1518
UYU 46.623733
UZS 14046.382845
VES 538.960062
VND 30332.663288
VUV 137.508177
WST 3.196803
XAF 656.512961
XAG 0.016275
XAU 0.000254
XCD 3.112798
XCG 2.07583
XDR 0.816616
XOF 656.512961
XPF 119.331742
YER 274.819021
ZAR 19.662788
ZMK 10367.582559
ZMW 21.681643
ZWL 370.879256
  • AEX

    2.5900

    962.86

    +0.27%

  • BEL20

    1.0000

    4986.14

    +0.02%

  • PX1

    11.5500

    7713.52

    +0.15%

  • ISEQ

    -77.8400

    11896.94

    -0.65%

  • OSEBX

    35.0700

    2016.68

    +1.77%

  • PSI20

    95.9300

    8978.32

    +1.08%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -13.4000

    3607.49

    -0.37%

  • N150

    11.3400

    3789.99

    +0.3%

Face à la Cour suprême, Biden ne peut que s'indigner, et espérer un sursaut électoral
Face à la Cour suprême, Biden ne peut que s'indigner, et espérer un sursaut électoral / Photo: MANDEL NGAN - AFP

Face à la Cour suprême, Biden ne peut que s'indigner, et espérer un sursaut électoral

Il a fustigé l'"idéologie extrémiste" guidant la Cour suprême et presque supplié ses contemporains de voter pour défendre des "libertés" menacées, mais au-delà des mots, Joe Biden, tout président qu'il est, ne peut pas grand-chose pour défendre le droit à l'avortement.

Taille du texte:

Le démocrate de 79 ans, fervent catholique devenu défenseur du droit à l'interruption volontaire de grossesse, a misé vendredi sur la solennité et la brièveté, après le séisme déclenché par la plus haute juridiction américaine, quitte à frustrer les journalistes qui souhaitaient une réponse plus détaillée et concrète.

Dans une volte-face historique, la Cour suprême a enterré le droit constitutionnel à l'avortement et une poignée d'Etats en ont profité pour bannir immédiatement les interruptions de grossesse sur leur sol.

Prenant la parole dans le hall d'entrée de la Maison Blanche, sous le regard d'un petit groupe de collaboratrices aux traits tirés, rassemblées pour l'occasion, le président n'a pas mâché ses mots.

La Cour de neuf juges, à laquelle Donald Trump a donné pour longtemps une large majorité conservatrice et acquise aux idées de la droite religieuse, a fait une "erreur tragique" résultant d'une "idéologie extrémiste", a lâché Joe Biden.

La plus haute cour américaine "ramène littéralement l'Amérique 150 ans en arrière", et surtout, elle pourrait ne pas s'arrêter là, a-t-il averti.

- "Dangereuse" -

Rappelant que l'un des magistrats, le conservateur Clarence Thomas, plaide publiquement pour revoir des jurisprudences fondant le droit à la contraception ou au mariage pour tous, le patron du camp démocrate a asséné: "La Cour nous emmène sur une voie extrême et dangereuse".

Mais à lui tout seul, Joe Biden, malgré toute l'image de puissance du président américain, ne peut pas grand-chose.

"Le seul moyen" de revenir sur l'arrêt de la Cour "est que le Congrès passe une loi fédérale", valant pour tout le territoire, Etats conservateurs compris, a-t-il dit. Or les démocrates n'ont pas une majorité suffisante.

C'est pourquoi, a plaidé le président, "les électeurs doivent se faire entendre" et porter au pouvoir, lors des élections législatives prévues en novembre, une forte majorité démocrate susceptible de restaurer ce droit qui existait depuis 1973 sur tout le territoire.

"Les libertés personnelles seront sur les bulletins" de vote, a-t-il dit, alors que les sondeurs prédisent jusqu'ici à son parti une cuisante défaite et que certains républicains promettent déjà, en cas de victoire, une loi fédérale restrictive sur l'IVG.

Joe Biden, malmené dans les sondages, confronté à une poussée d'inflation et au risque d'une récession, veut déplacer la campagne sur un autre terrain que celui de l'économie: celui des valeurs.

Il a promis vendredi de faire "tout ce qui est en (son) pouvoir" pour préserver un peu, par les outils réglementaires et les décrets, l'accès à l'IVG.

Mais Joe Biden a été avare en détails, évoquant seulement le droit des Américaines à voyager pour recevoir des soins - y compris pour un avortement - et l'accès aux pilules abortives.

Pas un mot sur d'autres revendications d'une partie de la gauche, comme par exemple la construction de cliniques pratiquant des IVG sur des terrains fédéraux dans les Etats les plus conservateurs, ou une réforme de la Cour suprême.

Les journalistes n'ont de toute façon pas pu l'interroger.

- Une "exception" -

Son allocution finie, Joe Biden leur a tourné le dos sans s'attarder, alors qu'il le fait régulièrement, pour des échanges à la volée.

La Maison Blanche a même annulé le briefing quotidien de sa porte-parole Karine Jean-Pierre, ce qui a suscité les protestations de la presse.

Les journalistes reverront Joe Biden samedi matin, lorsqu'il embarquera pour une tournée de plusieurs jours en Europe.

A l'occasion des sommets du G7 et de l'Otan, celui qui se voit volontiers en "leader du monde libre", en grand champion des démocraties, fera face à des dirigeants occidentaux dont certains ont publiquement dénoncé la décision de la Cour suprême.

Ironie du calendrier, il se rend d'abord en Allemagne, pays qui vient de supprimer une loi restrictive sur l'IVG. Le texte, remontant à la période nazie, limitait l'information sur l'avortement et avait entraîné la condamnation de plusieurs gynécologues.

Joe Biden a lui-même reconnu vendredi qu'avec la décision de la Cour suprême sur l'IVG, l'Amérique était devenue une "exception" parmi les pays développés.

H.Hayashi--JT