The Japan Times - Brétigny: peine maximale requise contre la SNCF, relaxe pour SNCF Réseau et le cheminot

EUR -
AED 4.228705
AFN 73.118499
ALL 96.103901
AMD 434.081157
ANG 2.061193
AOA 1055.880308
ARS 1597.90835
AUD 1.677865
AWG 2.072611
AZN 1.953004
BAM 1.956906
BBD 2.319081
BDT 141.279852
BGN 1.968185
BHD 0.43404
BIF 3420.2886
BMD 1.151451
BND 1.482719
BOB 7.985756
BRL 6.032105
BSD 1.151446
BTN 109.143271
BWP 15.876041
BYN 3.427452
BYR 22568.435737
BZD 2.315689
CAD 1.599498
CDF 2628.196196
CHF 0.919439
CLF 0.026922
CLP 1063.042764
CNY 7.958655
CNH 7.969226
COP 4230.453279
CRC 534.695246
CUC 1.151451
CUP 30.513446
CVE 110.335507
CZK 24.525959
DJF 205.031433
DKK 7.47238
DOP 68.537249
DZD 153.651843
EGP 60.778062
ERN 17.271762
ETB 177.994138
FJD 2.599283
FKP 0.866711
GBP 0.86805
GEL 3.085921
GGP 0.866711
GHS 12.616624
GIP 0.866711
GMD 84.633244
GNF 10095.574529
GTQ 8.812708
GYD 241.033559
HKD 9.01799
HNL 30.570615
HRK 7.536475
HTG 150.930719
HUF 389.882386
IDR 19556.240437
ILS 3.612815
IMP 0.866711
INR 107.314175
IQD 1508.372185
IRR 1512142.7665
ISK 143.597324
JEP 0.866711
JMD 181.238501
JOD 0.816389
JPY 183.986924
KES 149.562106
KGS 100.694589
KHR 4611.486276
KMF 492.820691
KPW 1036.309131
KRW 1739.410315
KWD 0.354543
KYD 0.959555
KZT 556.661878
LAK 25043.045647
LBP 103109.525503
LKR 362.703426
LRD 211.294104
LSL 19.771975
LTL 3.399935
LVL 0.696501
LYD 7.349995
MAD 10.76191
MDL 20.224431
MGA 4798.649697
MKD 61.675663
MMK 2416.702495
MNT 4111.995092
MOP 9.290472
MRU 45.973385
MUR 53.853729
MVR 17.789674
MWK 1996.50242
MXN 20.837356
MYR 4.631082
MZN 73.63564
NAD 19.772233
NGN 1590.9366
NIO 42.373398
NOK 11.22022
NPR 174.612901
NZD 2.008729
OMR 0.443681
PAB 1.151466
PEN 4.010967
PGK 4.975747
PHP 69.907997
PKR 321.353848
PLN 4.283374
PYG 7528.091448
QAR 4.1982
RON 5.097815
RSD 117.467923
RUB 93.858843
RWF 1681.413833
SAR 4.320822
SBD 9.26001
SCR 17.330464
SDG 692.022259
SEK 10.898769
SGD 1.483022
SHP 0.863886
SLE 28.267808
SLL 24145.360077
SOS 658.057648
SRD 43.2957
STD 23832.70685
STN 24.513536
SVC 10.074826
SYP 127.267156
SZL 19.769831
THB 37.813065
TJS 11.002483
TMT 4.030078
TND 3.39494
TOP 2.772417
TRY 51.200444
TTD 7.823388
TWD 36.777085
TZS 2970.7434
UAH 50.469568
UGX 4289.554854
USD 1.151451
UYU 46.609582
UZS 14042.119569
VES 538.79648
VND 30321.729719
VUV 137.466441
WST 3.195833
XAF 656.3137
XAG 0.016374
XAU 0.000256
XCD 3.111854
XCG 2.0752
XDR 0.816368
XOF 656.3137
XPF 119.331742
YER 274.738212
ZAR 19.724796
ZMK 10364.442021
ZMW 21.675063
ZWL 370.766689
  • AEX

    -10.5800

    960.22

    -1.09%

  • BEL20

    -21.0300

    4985.22

    -0.42%

  • PX1

    -67.6000

    7701.95

    -0.87%

  • ISEQ

    -51.7200

    11975.33

    -0.43%

  • OSEBX

    -6.5600

    1981.56

    -0.33%

  • PSI20

    -115.1700

    8882.11

    -1.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -13.4000

    3607.49

    -0.37%

  • N150

    -43.9600

    3778.5

    -1.15%

Brétigny: peine maximale requise contre la SNCF, relaxe pour SNCF Réseau et le cheminot
Brétigny: peine maximale requise contre la SNCF, relaxe pour SNCF Réseau et le cheminot / Photo: - - AFP/Archives

Brétigny: peine maximale requise contre la SNCF, relaxe pour SNCF Réseau et le cheminot

Dans un réquisitoire ferme, le parquet d'Evry a demandé mercredi la peine maximale de 450.000 euros contre la SNCF, "une entreprise dans le déni", qu'il estime coupable de blessures et homicides involontaires lors de la catastrophe ferroviaire de Brétigny de 2013.

Taille du texte:

Pour le procureur Rodolphe Juy-Birmann, la SNCF est coupable d'avoir "créé le contexte à l'origine de l'accident", qui a fait sept morts et des centaines de blessés, par "un échec dans la chaîne de maintenance".

Lui est reproché son "attitude défaillante", "d'avoir bâclé et de ne pas avoir voulu passer de temps sur les opérations de maintenance", explique le procureur.

Rodolphe Juy-Birmann a en revanche demandé la relaxe pour les deux autres prévenus: la SNCF Réseau (gestionnaire des voies, ex Réseau Ferré de France) et l'ancien cadre cheminot, Laurent Waton, à qui était reproché d'avoir choisi de réaliser la dernière tournée de surveillance, sans être accompagné et donc avec moins de vigilance.

Pour Laurent Waton, le procureur a relevé des fautes "simples, ordinaires" voire "disciplinaires" mais pas "une faute caractérisée" pénalement.

Pour SNCF Réseau, il a été "dans la contrainte de demander la relaxe", car il lui manquait soit des preuves, soit l'évidence d'une responsabilité de RFF pour demander sa condamnation. Ces réquisitions de relaxe ont déçu du côté des parties civiles.

- "Banaliser l'urgence" -

Tout au long du procès, la SNCF a contesté les fautes reprochées, imputant l'accident à un défaut indécelable de l'acier de l'appareil de voie, thèse soutenue par des "pseudo experts", selon les mots du magistrat, lors d'une bataille effrénée d'expertises qui a duré plusieurs semaines.

Si le défaut était indécelable, l'accident était imprévisible, ce qui dédouanerait la SNCF et cantonnerait la catastrophe ferroviaire à "un simple accident", tacle le procureur.

A la SNCF, "on range au rayon des mauvais souvenirs cet événement anecdotique", s'indigne-t-il encore, fustigeant la diffusion d'une vidéo, trois jours avant le procès, dans laquelle la direction de l'entreprise appelait ses cheminots "à la réserve" et pour laquelle il a demandé une peine complémentaire.

Neuf ans après les faits, la SNCF est encore "une entreprise dans le déni" qui n'assume pas d'avoir "banalisé l'urgence", au détriment de la sécurité des usagers.

La SNCF est jugée car elle est l'héritière pénale de la SNCF Infra, chargée de la maintenance des voies au moment des faits.

La peine requise à son encontre s'élève à 450.000 euros d'amende, du fait de la récidive légale que le procureur a demandé au tribunal de retenir après un accident mortel à Troyes jugé en 2013.

"Une peine d'amende, quel que soit le montant, n'a pas de sens pour les victimes: aucune peine ne ramènera personne à la vie", reconnaît-il. Il espère toutefois qu'une telle condamnation, si elle est prononcée, apportera "deux satisfactions" aux plus de 200 parties civiles.

- "L'opprobre et le discrédit" -

Premièrement, celle d'avoir "été entendus et reconnus dans votre statut de victime". Et surtout, "la condamnation jettera l'opprobre et le discrédit" sur l'entreprise publique, prévoit-il.

Concernant la SNCF, le procureur lui reproche douze fautes avec une "faute originelle de désorganisation" qui ne met "pas en cause les cheminots" mais met au jour "la lente dégradation de leurs conditions de travail, impactées par des objectifs de rentabilité".

Parmi ces fautes, un "défaut de traçabilité" à Brétigny-sur-Orge: "celui qui fait les constatations" sur l'appareil de voie "n'est pas celui qui signe, celui qui prend les cotes n'est pas celui qui écrit sur la fiche...", illustre le procureur.

Cette "absence de traçabilité n'a pas permis de maintenir un niveau d'alerte suffisant" sur un appareil de voie connu, pourtant, pour ses "défauts de géométrie récurrents".

Cet appareil complexe, appelé traversée jonction double, aurait d'ailleurs dû être changé de manière anticipée. La vitesse de circulation des trains réduite de manière permanente.

Le procureur a souligné l'habituel "retard dans la maintenance", avec des opérations reportées, "car d'autres urgences prennent le pas".

Et cette "négligence évidente" dans le suivi d'une fissure de 10 mm détectée en 2008 sur un cœur de traversée de l'appareil: ce cœur "n'a jamais été examiné", affirme-t-il.

Les plaidoiries en faveur de de SNCF Réseau et de Laurent Waton débutent jeudi, suivies de celles de la SNCF vendredi.

T.Sasaki--JT