The Japan Times - Une foule monstre défie Erdogan après l'arrestation du maire d'Istanbul

EUR -
AED 4.268315
AFN 74.383357
ALL 96.069565
AMD 438.430669
ANG 2.0805
AOA 1065.770893
ARS 1610.859736
AUD 1.673089
AWG 2.093478
AZN 1.935698
BAM 1.959148
BBD 2.34037
BDT 142.928584
BGN 1.986621
BHD 0.438831
BIF 3452.593924
BMD 1.162236
BND 1.490731
BOB 8.029137
BRL 5.986915
BSD 1.162021
BTN 107.846889
BWP 15.803894
BYN 3.455699
BYR 22779.833035
BZD 2.336995
CAD 1.614201
CDF 2655.709813
CHF 0.921212
CLF 0.027081
CLP 1069.176055
CNY 8.003798
CNH 7.989352
COP 4292.824668
CRC 540.253562
CUC 1.162236
CUP 30.799264
CVE 110.453301
CZK 24.521619
DJF 206.924337
DKK 7.471925
DOP 69.912194
DZD 154.160064
EGP 62.369209
ERN 17.433546
ETB 181.439465
FJD 2.623631
FKP 0.881558
GBP 0.871857
GEL 3.12639
GGP 0.881558
GHS 12.782506
GIP 0.881558
GMD 86.005571
GNF 10190.372536
GTQ 8.889154
GYD 243.198205
HKD 9.108923
HNL 30.867952
HRK 7.534319
HTG 152.529218
HUF 382.522792
IDR 19647.605993
ILS 3.645296
IMP 0.881558
INR 108.30288
IQD 1522.160462
IRR 1529357.795973
ISK 144.210321
JEP 0.881558
JMD 183.773297
JOD 0.823989
JPY 184.137177
KES 151.204654
KGS 101.637389
KHR 4649.205977
KMF 498.025366
KPW 1045.946896
KRW 1753.942231
KWD 0.359514
KYD 0.968409
KZT 552.401734
LAK 25609.090581
LBP 104057.817263
LKR 366.304475
LRD 213.22635
LSL 19.51547
LTL 3.431782
LVL 0.703025
LYD 7.411635
MAD 10.854405
MDL 20.469129
MGA 4916.656884
MKD 61.675934
MMK 2441.168262
MNT 4152.347734
MOP 9.382241
MRU 46.357029
MUR 54.381217
MVR 17.979526
MWK 2014.939086
MXN 20.706462
MYR 4.680306
MZN 74.32517
NAD 19.516311
NGN 1605.420575
NIO 42.764376
NOK 11.247845
NPR 172.555565
NZD 2.014254
OMR 0.446881
PAB 1.162046
PEN 4.043032
PGK 5.025481
PHP 69.946895
PKR 324.211215
PLN 4.280086
PYG 7546.800845
QAR 4.236686
RON 5.09652
RSD 117.423041
RUB 93.499543
RWF 1700.601609
SAR 4.36268
SBD 9.346748
SCR 16.101667
SDG 698.503739
SEK 10.890042
SGD 1.489417
SHP 0.871978
SLE 28.532786
SLL 24371.528338
SOS 664.072106
SRD 43.425788
STD 24055.946507
STN 24.54332
SVC 10.167333
SYP 128.714546
SZL 19.509435
THB 37.748856
TJS 11.111665
TMT 4.07945
TND 3.410986
TOP 2.798386
TRY 51.69999
TTD 7.886921
TWD 37.146187
TZS 3010.191905
UAH 50.847466
UGX 4328.528243
USD 1.162236
UYU 47.230519
UZS 14115.063345
VES 550.060735
VND 30607.49505
VUV 139.75194
WST 3.22836
XAF 657.116829
XAG 0.015374
XAU 0.000244
XCD 3.141002
XCG 2.09407
XDR 0.826295
XOF 657.071521
XPF 119.331742
YER 277.367942
ZAR 19.48344
ZMK 10461.519739
ZMW 22.397436
ZWL 374.23964
  • AEX

    16.8900

    976.73

    +1.76%

  • BEL20

    147.6300

    5220.82

    +2.91%

  • PX1

    164.1600

    7981.27

    +2.1%

  • ISEQ

    207.3600

    12263.35

    +1.72%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    168.0300

    9299.86

    +1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    164.1800

    3853.54

    +4.45%

  • N150

    78.7700

    3940.01

    +2.04%

Une foule monstre défie Erdogan après l'arrestation du maire d'Istanbul

Une foule monstre défie Erdogan après l'arrestation du maire d'Istanbul

Une foule monstre a déferlé vendredi soir vers l'hôtel de ville d'Istanbul pour dénoncer l'arrestation du maire d'opposition, Ekrem Imamoglu, qui suscite une mobilisation inédite à travers la Turquie depuis une vague de contestation qui a secoué le pays en 2013.

Taille du texte:

"Nous sommes ici avec 300.000 personnes", a clamé devant l'hôtel de ville d'Istanbul Özgür Özel, le chef du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), principale formation d'opposition dont est issu M. Imamoglu.

Selon l'outil en ligne de comptage de foule Mapchecking, au moins plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont pressées aux abords immédiats du siège de la municipalité.

La fermeture de ponts et de plusieurs voies d'accès décidée par les autorités ont selon lui empêché nombre de manifestants de rejoindre le site pour la troisième nuit consécutive, en dépit des avertissements du président Recep Tayyip Erdogan qui a juré de ne pas céder à la "terreur de la rue".

"Ne te tais pas sinon ce sera bientôt ton tour!", ont chanté les manifestants, brandissant des pancartes "N'ayez pas peur, le peuple est là" et "Droit, loi, justice".

- "Coup d'Etat judiciaire" -

"Nous ne donnerons pas notre aval à ce coup d'Etat judiciaire", a lancé M. Özel, alors que le CHP s'apprêtait à désigner dimanche Ekrem Imamoglu comme son candidat à la prochaine élection présidentielle.

Accusé de "corruption" et de "terrorisme", le maire a été auditionné plusieurs heures vendredi selon son entourage. Il devrait être présenté samedi soir à un juge, selon des médias turcs.

Lors de sa déposition, le maire d'Istanbul a affirmé n'"avoir commis aucun crime", selon des propos rapportés par des médias proches de l'opposition.

Des appels à manifester avaient été lancés dans plus de 45 villes à travers le pays et des incidents ont éclaté à Istanbul, Ankara et Izmir, troisième ville du pays où comme dans la capitale la police a fait usage de canons à eau.

La télévision publique TRT a diffusé des images des manifestations pour dénoncer les "provocateurs".

Au total, des manifestations se sont tenues depuis mercredi dans au moins 40 des 81 provinces du pays, selon un comptage de l'AFP.

"La Turquie ne sera pas livrée à la terreur de la rue", s'est insurgé plus tôt vendredi le président Erdogan, affirmant que les manifestations mèneraient à une "impasse".

"Désormais, personne ne doit s'attendre à ce que le CHP fasse de la politique dans des salles ou des bâtiments. Désormais, nous sommes dans la rue et sur les places", avait prévenu jeudi M. Özel.

Le ministre de la Justice, Yilmaz Tunç, a qualifié d'"illégaux et inacceptables" les appels répétés de l'opposition à manifester.

Pour Soner Cagaptay du Washington Institute, "Erdogan a compris qu'après les primaires du CHP, Imamoglu allait s'imposer à l'échelle nationale et internationale comme le prochain président, et il a décidé d'agir".

"Une répression policière plus intense risque de provoquer des manifestations plus importantes, comme ce fut le cas en 2013 avec les manifestations du parc Gezi" d'Istanbul, qui avaient essaimé dans la quasi totalité des provinces turques, a-t-il ajouté.

- "Ni voleur, ni terroriste" -

Les charges pesant contre lui, en particulier celle de "soutien au terrorisme", font désormais redouter à ses partisans qu'il puisse être incarcéré à l'issue de sa garde à vue dimanche et remplacé par un administrateur nommé par l'État.

"Nous ne cèderons pas la mairie à un admnistrateur d'Erdogan", a promis vendredi soir le patron du CHP. "Le maire n'est ni corrompu, ni voleur, ni terroriste", avait déjà martelé M. Özel la veille.

Cinq maires CHP de districts d'Istanbul ont été arrêtés ces derniers mois, dont trois ont été placés en détention, et dix du parti DEM prokurde ont été remplacés par des administrateurs.

Cette contestation intervient un an après la débâcle subie par le Parti de la justice et du développement (AKP) du président Erdogan lors d'élections municipales, dans un contexte de crise économique.

Les évènements ont pesé sur la Bourse d'Istanbul, qui a perdu plus de 16,5% cette semaine, un plongeon inédit depuis 2008 selon des économistes.

Y.Ishikawa--JT