The Japan Times - En sursis, le gouvernement Barnier sur le point de tomber

EUR -
AED 4.285249
AFN 77.01195
ALL 96.567335
AMD 444.942538
ANG 2.088775
AOA 1069.999438
ARS 1712.371181
AUD 1.740441
AWG 2.100326
AZN 1.986483
BAM 1.958188
BBD 2.355072
BDT 142.884225
BGN 1.956275
BHD 0.439897
BIF 3458.702525
BMD 1.166848
BND 1.504128
BOB 8.108888
BRL 6.269241
BSD 1.169321
BTN 105.457589
BWP 15.625986
BYN 3.397042
BYR 22870.216646
BZD 2.351667
CAD 1.619526
CDF 2537.893728
CHF 0.930917
CLF 0.026395
CLP 1035.473885
CNY 8.136666
CNH 8.137124
COP 4337.873337
CRC 581.406443
CUC 1.166848
CUP 30.921466
CVE 110.399615
CZK 24.266465
DJF 208.223896
DKK 7.472306
DOP 74.230194
DZD 151.707723
EGP 55.064831
ERN 17.502717
ETB 182.067122
FJD 2.654404
FKP 0.866593
GBP 0.86576
GEL 3.138856
GGP 0.866593
GHS 12.534284
GIP 0.866593
GMD 85.759411
GNF 10234.435435
GTQ 8.965933
GYD 244.628286
HKD 9.102189
HNL 30.835467
HRK 7.534685
HTG 153.025935
HUF 386.063171
IDR 19682.213462
ILS 3.665075
IMP 0.866593
INR 105.330768
IQD 1531.767751
IRR 49153.463256
ISK 146.800828
JEP 0.866593
JMD 185.455339
JOD 0.827255
JPY 185.45937
KES 150.838472
KGS 102.041439
KHR 4696.706772
KMF 492.409792
KPW 1050.118572
KRW 1719.354163
KWD 0.359168
KYD 0.974388
KZT 596.74764
LAK 25276.821123
LBP 104709.777168
LKR 361.430708
LRD 209.885923
LSL 19.203215
LTL 3.445398
LVL 0.705815
LYD 6.342707
MAD 10.764926
MDL 19.866224
MGA 5406.592492
MKD 61.54462
MMK 2450.176131
MNT 4155.958249
MOP 9.391251
MRU 46.64768
MUR 54.503347
MVR 18.027581
MWK 2027.572307
MXN 20.891709
MYR 4.732694
MZN 74.572851
NAD 19.203215
NGN 1662.372966
NIO 43.032471
NOK 11.770758
NPR 168.731018
NZD 2.022281
OMR 0.448657
PAB 1.169326
PEN 3.929792
PGK 4.989083
PHP 69.213877
PKR 327.282367
PLN 4.212717
PYG 7737.434589
QAR 4.262598
RON 5.088745
RSD 117.381362
RUB 91.714247
RWF 1704.771397
SAR 4.375873
SBD 9.479017
SCR 16.019901
SDG 701.852413
SEK 10.712421
SGD 1.501727
SHP 0.875438
SLE 28.179383
SLL 24468.210008
SOS 667.110578
SRD 44.54444
STD 24151.393357
STN 24.52991
SVC 10.231476
SYP 12904.840503
SZL 19.20033
THB 36.724229
TJS 10.880267
TMT 4.095636
TND 3.417667
TOP 2.809489
TRY 50.357536
TTD 7.941684
TWD 36.875305
TZS 2918.421685
UAH 50.621024
UGX 4213.137261
USD 1.166848
UYU 45.545536
UZS 14185.296747
VES 386.568855
VND 30668.843837
VUV 141.341182
WST 3.252084
XAF 656.754996
XAG 0.013612
XAU 0.000254
XCD 3.153464
XCG 2.10737
XDR 0.816796
XOF 656.754996
XPF 119.331742
YER 278.181447
ZAR 19.149371
ZMK 10503.029015
ZMW 22.713696
ZWL 375.724512
  • AEX

    2.2900

    995.79

    +0.23%

  • BEL20

    26.5900

    5240.75

    +0.51%

  • PX1

    -42.6300

    8316.4

    -0.51%

  • ISEQ

    -60.1400

    13013.43

    -0.46%

  • OSEBX

    9.2000

    1712.88

    +0.54%

  • PSI20

    -30.5800

    8463.55

    -0.36%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -61.9300

    3933.39

    -1.55%

  • N150

    -6.2300

    3887.49

    -0.16%

En sursis, le gouvernement Barnier sur le point de tomber
En sursis, le gouvernement Barnier sur le point de tomber / Photo: STEPHANE DE SAKUTIN - AFP

En sursis, le gouvernement Barnier sur le point de tomber

Le fragile gouvernement de Michel Barnier n'a peut-être plus que quelques jours à vivre. Le Premier ministre a été contraint lundi d'engager sa responsabilité sur le budget de la Sécurité sociale, un premier 49.3 synonyme de motion de censure et sans doute de chute, puisque la gauche et le RN ont annoncé qu'ils la voteraient à l'unisson.

Taille du texte:

L'adoption par l'Assemblée nationale d'une telle motion de censure serait une première depuis le renversement du gouvernement de Georges Pompidou en 1962. Le gouvernement Barnier deviendrait alors le plus court de l'histoire de la Ve République.

"Nous sommes parvenus désormais à un moment de vérité qui met chacun devant ses responsabilités", a déclaré Michel Barnier devant l'Assemblée nationale, mettant en garde contre la possibilité que le pays entre "en territoire inconnu".

Celle-ci n'a pas tardé, à l'initiative de l'alliance de gauche Nouveau Front populaire.

"Il aura à la fois le déshonneur et la censure", a fustigé la cheffe des députés de La France insoumise, pointant les concessions du gouvernement au Rassemblement national.

Le texte, qui sera débattu mercredi au plus tôt, sera défendu par le président de la commission des Finances, l'Insoumis Eric Coquerel. Le groupe RN a déjà fait savoir qu'il le voterait, mais aussi qu'il déposait sa propre motion de censure avec ses alliés ciottistes.

Pour faire chuter le gouvernement, 288 députés devront voter la censure, soit un nombre très largement à la portée d'une alliance de circonstances entre la gauche et le RN.

"M. Barnier n'a pas souhaité répondre à la demande des 11 millions d'électeurs du Rassemblement national", "il a dit que chacun assume ses responsabilités, nous assumerons donc les nôtres", a déclaré Marine Le Pen.

Dépourvu de majorité à l'Assemblée, le gouvernement a multiplié au cours de la dernière semaine les concessions au parti d'extrême droite, que ce soit sur les taxes sur l'électricité ou sur l'Aide médicale d'Etat - insuffisamment toutefois sur ce sujet selon Mme Le Pen.

Dans la matinée, Michel Barnier s'était entretenu au téléphone avec la députée du Pas-de-Calais, puis avait annoncé dans un communiqué un nouveau geste dans sa direction en s'engageant "à ce qu'il n'y ait pas de déremboursement des médicaments" en 2025, alors que le gouvernement avait prévu une baisse de 5%.

Mais pour Marine Le Pen, le compte n'y était toujours pas. En arrivant à l'Assemblée dans l'après-midi, juste avant une séance cruciale, elle a réaffirmé qu'elle demandait au chef du gouvernement de renoncer à la désindexation partielle des retraites s'il voulait échapper à la censure.

- "Au bout du dialogue" -

Le Premier ministre a fermé la porte à de nouvelles concessions dans son discours: "J'ai été au bout du dialogue avec l'ensemble des groupes politiques".

L'Assemblée était appelée à voter sur le texte issu la semaine dernière des travaux d'une commission mixte paritaire députés-sénateurs, qui prévoit désormais 18,3 milliards d'euros de déficit en 2025, soit 2,3 milliards de plus que l'objectif de 16 milliards fixé au début de l'automne.

Si le gouvernement Barnier tombait, la France s'enfoncerait encore plus dans la crise politique créée par la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron en juin, avec en outre le risque d'une crise financière liée la capacité de la France à emprunter sur les marchés à de faibles taux.

"Sans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale que nous examinons aujourd'hui, le déficit des comptes sociaux atteindrait près de 30 milliards d'euros l'an prochain", a mis en garde dans l'hémicycle le ministre du Budget Laurent Saint-Martin.

L'écart entre les taux d'intérêt d'emprunt de la France et de l'Allemagne (le "spread") a fortement augmenté après l'annonce de Michel Barnier, signe de l'inquiétude des investisseurs.

L'Elysée n'a fait aucun commentaire sur la nouvelle donne politique, alors qu'Emmanuel Macron a atterri à Ryad pour une visite d'Etat de trois jours en Arabie saoudite. Mais c'est bien le chef de l'Etat qui aura rapidement la main car, si le scénario d'une censure se confirme, il devra nommer un Premier ministre.

"Cette motion de censure n’est pas une fin en soi, elle n’est pas non plus un outil qui vise à la déstabilisation", ont assuré dans un communiqué les élus socialistes, appelant le chef de l'Etat à nommer un Premier ministre de gauche.

Dos au mur, les neuf chefs de groupes parlementaires composant le "socle gouvernemental" à l'Assemblée et au Sénat - parmi lesquels Gabriel Attal et Laurent Wauquiez - ont lancé une ultime mise en garde. "Voter une motion de censure reviendrait à plonger le pays dans l'inconnu", ont-ils averti dans un communiqué commun, plaidant au contraire pour "la stabilité et l'apaisement".

M.Ito--JT