The Japan Times - A Marseille, ouverture du procès des effondrements meurtriers de la rue d'Aubagne

EUR -
AED 4.2817
AFN 75.782507
ALL 96.673412
AMD 444.398095
ANG 2.087399
AOA 1069.114397
ARS 1704.388282
AUD 1.74075
AWG 2.076145
AZN 1.99115
BAM 1.956249
BBD 2.346158
BDT 142.342641
BGN 1.94317
BHD 0.439116
BIF 3447.653238
BMD 1.165882
BND 1.498514
BOB 8.066781
BRL 6.285737
BSD 1.164977
BTN 104.911708
BWP 15.630053
BYN 3.410911
BYR 22851.294129
BZD 2.342757
CAD 1.619801
CDF 2634.89475
CHF 0.931225
CLF 0.026662
CLP 1045.959428
CNY 8.134769
CNH 8.130517
COP 4329.387532
CRC 579.252704
CUC 1.165882
CUP 30.895882
CVE 110.289345
CZK 24.259797
DJF 207.439348
DKK 7.472023
DOP 74.169553
DZD 152.011029
EGP 55.150313
ERN 17.488235
ETB 181.117077
FJD 2.655239
FKP 0.869629
GBP 0.868273
GEL 3.142061
GGP 0.869629
GHS 12.487757
GIP 0.869629
GMD 86.275221
GNF 10196.819307
GTQ 8.931933
GYD 243.673788
HKD 9.086578
HNL 30.720626
HRK 7.533697
HTG 152.572185
HUF 386.100012
IDR 19649.781186
ILS 3.670199
IMP 0.869629
INR 105.219542
IQD 1526.043399
IRR 49112.794325
ISK 147.203789
JEP 0.869629
JMD 184.481798
JOD 0.826581
JPY 184.162195
KES 150.259102
KGS 101.94883
KHR 4678.293496
KMF 494.333738
KPW 1049.298607
KRW 1707.324006
KWD 0.358497
KYD 0.970731
KZT 595.071562
LAK 25180.990344
LBP 104314.715585
LKR 360.125671
LRD 209.095258
LSL 19.279086
LTL 3.442547
LVL 0.705231
LYD 6.318503
MAD 10.757475
MDL 19.744612
MGA 5401.40077
MKD 61.563853
MMK 2448.051819
MNT 4149.470205
MOP 9.353705
MRU 46.456247
MUR 54.458787
MVR 18.024485
MWK 2019.949831
MXN 20.92788
MYR 4.741665
MZN 74.496254
NAD 19.279086
NGN 1661.370752
NIO 42.871854
NOK 11.755889
NPR 167.868414
NZD 2.029405
OMR 0.449097
PAB 1.164857
PEN 3.917698
PGK 4.970374
PHP 69.129769
PKR 326.07967
PLN 4.212205
PYG 7708.833866
QAR 4.246537
RON 5.090821
RSD 117.346406
RUB 91.998608
RWF 1697.862159
SAR 4.372408
SBD 9.478875
SCR 16.188476
SDG 701.27739
SEK 10.713142
SGD 1.499905
SHP 0.874714
SLE 28.126873
SLL 24447.974284
SOS 664.586601
SRD 44.526223
STD 24131.410811
STN 24.506776
SVC 10.192425
SYP 12894.163207
SZL 19.273668
THB 36.468758
TJS 10.844747
TMT 4.080588
TND 3.410253
TOP 2.807165
TRY 50.297297
TTD 7.906881
TWD 36.894366
TZS 2914.280345
UAH 50.24533
UGX 4193.925755
USD 1.165882
UYU 45.349816
UZS 14105.174027
VES 378.891548
VND 30622.482956
VUV 140.313828
WST 3.245796
XAF 656.1356
XAG 0.014
XAU 0.000255
XCD 3.150855
XCG 2.099399
XDR 0.816012
XOF 656.113084
XPF 119.331742
YER 278.004457
ZAR 19.193822
ZMK 10494.344917
ZMW 22.569369
ZWL 375.413642
  • AEX

    23.1600

    988.17

    +2.4%

  • BEL20

    11.5000

    5240.44

    +0.22%

  • PX1

    118.7000

    8362.09

    +1.44%

  • ISEQ

    33.9200

    13080.06

    +0.26%

  • OSEBX

    13.3000

    1697.17

    +0.79%

  • PSI20

    33.9500

    8520.34

    +0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.8200

    3995.37

    -0.27%

  • N150

    11.6300

    3887.93

    +0.3%

A Marseille, ouverture du procès des effondrements meurtriers de la rue d'Aubagne
A Marseille, ouverture du procès des effondrements meurtriers de la rue d'Aubagne / Photo: Christophe SIMON - AFP/Archives

A Marseille, ouverture du procès des effondrements meurtriers de la rue d'Aubagne

Avec huit morts, les effondrements de deux immeubles insalubres au coeur de Marseille, le 5 novembre 2018, avaient soulevé une vague d'indignation: le procès de ce drame, premier grand procès du logement indigne, s'ouvre jeudi, pour six semaines.

Taille du texte:

Attendu par toute une ville depuis six ans, ce procès des effondrements de la rue d'Aubagne se tiendra dans la salle des procès "hors norme" du tribunal judiciaire de Marseille, qui peut accueillir 400 personnes.

Et "hors norme", ce procès l'est à plusieurs titres, a souligné le président du tribunal, Olivier Leurent: "Par l'émoi profond provoqué par cette affaire (...), par le nombre des parties civiles (NDLR: 87 à ce jour), et par sa durée (...) et sa complexité".

Pourquoi les immeubles des 63 et 65 de la rue d'Aubagne, à quelques centaines de mètres du Vieux-Port, ont pu s'écrouler sur eux-mêmes, en quelques secondes, ce lundi 5 novembre 2018 ? C'est la question à laquelle vont devoir répondre les trois magistrats du siège devant lesquels comparaîtront les 16 prévenus.

Parmi eux, plusieurs copropriétaires du 65, le seul immeuble habité, qui n'avaient pas fait réaliser les travaux nécessaires à la sécurité de l'immeuble ; leur syndic, resté sourd aux signalements des locataires ; et un expert, qui avait réalisé une expertise de l'immeuble en à peine une heure, sans même prendre le temps de visiter la cave, deux semaines avant le drame, expertise après laquelle les habitants avaient été autorisés, sauf pour un appartement, à rentrer chez eux.

- "Accumulation de dysfonctionnements" -

Mais aussi un élu, alors adjoint au maire, chargé de lutter contre "l'habitat dégradé et indigne", dont les services, totalement désorganisés, auraient géré les nombreux signalements "avec une légèreté qui interroge", selon les termes des magistrats instructeurs.

Le dernier prévenu est Marseille Habitat, le bailleur social de la ville, propriétaire du 63, qui aurait apporté sa "contribution personnelle" à la dégradation de cet immeuble. Un "attentisme" sans doute "motivé par des critères financiers", selon l'enquête.

Pour l'instruction, l'effondrement des 63 et 65 rue d'Aubagne est en tout cas "le reflet dramatique et paroxystique d'une accumulation de dysfonctionnements".

Des dysfonctionnements dus, selon Liliana Lalonde, la mère d'une des victimes, "à des gens qui ont mal fait leur travail", et d'autres qui ont voulu "se faire de l'argent" sans rien dépenser eux-mêmes.

Ce drame avait profondément entaché la fin du règne de Jean-Claude Gaudin (LR), réélu quatre fois, qui avait accusé "la pluie" et la malchance. L'élu, décédé en mai, avait toutefois confié à l'AFP être "hanté tous les jours" par cette catastrophe.

En résonance avec cette période de révolte contre la municipalité à Marseille, aux cris de "Gaudin assassin", un collectif d'associations de lutte contre l'habitat indigne a appelé à manifester devant le tribunal jeudi.

Bien au-delà de la rue d'Aubagne et du quartier de Noailles, l'onde de choc s'était propagée à toute la ville: plus de 3.000 personnes avaient été évacuées de leurs logements l'année qui a suivi, par précaution.

Pour les familles des victimes, toutes présentes lors du sixième anniversaire du drame, mardi matin, l'attente est grande: "Nous attendons ce procès avec plein d'espoir. Nous savons que ce ne sera pas simple, mais nous sommes très confiants dans la justice", afin qu'"à l'avenir il n'y ait plus jamais" un tel drame, a expliqué Maria Carpignano, la mère de Simona, emportée à 30 ans.

Mais les proches des victimes comme les associations le savent: ce procès ne signera pas la fin de l'habitat indigne à Marseille, où 100.000 personnes sont toujours mal logées.

K.Yoshida--JT