The Japan Times - Ouverture du procès de huit personnes impliquées dans l'assassinat de Samuel Paty

EUR -
AED 4.272161
AFN 75.613312
ALL 96.619636
AMD 444.160415
ANG 2.082748
AOA 1066.731727
ARS 1703.920616
AUD 1.739595
AWG 2.071519
AZN 1.976333
BAM 1.955186
BBD 2.344863
BDT 142.265291
BGN 1.93884
BHD 0.438862
BIF 3445.617154
BMD 1.163284
BND 1.497629
BOB 8.062466
BRL 6.248932
BSD 1.164334
BTN 104.856047
BWP 15.621091
BYN 3.409029
BYR 22800.374578
BZD 2.341464
CAD 1.618158
CDF 2629.023059
CHF 0.931267
CLF 0.026543
CLP 1041.291168
CNY 8.116643
CNH 8.114153
COP 4319.742444
CRC 578.918065
CUC 1.163284
CUP 30.827037
CVE 110.230358
CZK 24.275245
DJF 207.324844
DKK 7.471891
DOP 74.126704
DZD 151.921256
EGP 55.157611
ERN 17.449266
ETB 181.010114
FJD 2.649322
FKP 0.867691
GBP 0.868084
GEL 3.135017
GGP 0.867691
GHS 12.481078
GIP 0.867691
GMD 86.082333
GNF 10190.797361
GTQ 8.927194
GYD 243.543462
HKD 9.067273
HNL 30.702351
HRK 7.54146
HTG 152.48208
HUF 385.674167
IDR 19592.79229
ILS 3.66203
IMP 0.867691
INR 104.978854
IQD 1525.220672
IRR 49003.356259
ISK 147.131726
JEP 0.867691
JMD 184.372058
JOD 0.82479
JPY 183.898948
KES 150.182802
KGS 101.721666
KHR 4675.530632
KMF 493.232418
KPW 1046.960454
KRW 1695.184559
KWD 0.357698
KYD 0.970195
KZT 594.743091
LAK 25167.090795
LBP 104257.135345
LKR 359.926887
LRD 208.984323
LSL 19.268445
LTL 3.434876
LVL 0.703659
LYD 6.315015
MAD 10.751721
MDL 19.733798
MGA 5398.303487
MKD 61.530663
MMK 2442.596824
MNT 4140.223939
MOP 9.348662
MRU 46.429409
MUR 54.336861
MVR 17.984751
MWK 2018.765567
MXN 20.908898
MYR 4.761901
MZN 74.314985
NAD 19.268445
NGN 1662.845102
NIO 42.846535
NOK 11.736644
NPR 167.769276
NZD 2.029967
OMR 0.448849
PAB 1.164234
PEN 3.915569
PGK 4.967439
PHP 68.978138
PKR 325.898281
PLN 4.212078
PYG 7704.578699
QAR 4.244266
RON 5.088092
RSD 117.283142
RUB 92.011423
RWF 1696.86673
SAR 4.362665
SBD 9.457753
SCR 16.119597
SDG 699.715315
SEK 10.716473
SGD 1.497298
SHP 0.872765
SLE 28.064243
SLL 24393.49685
SOS 664.191266
SRD 44.427027
STD 24077.638775
STN 24.492303
SVC 10.186799
SYP 12865.431136
SZL 19.262946
THB 36.533001
TJS 10.838994
TMT 4.071495
TND 3.408429
TOP 2.80091
TRY 50.184671
TTD 7.902516
TWD 36.769445
TZS 2907.786177
UAH 50.216519
UGX 4191.682689
USD 1.163284
UYU 45.325756
UZS 14097.569589
VES 378.047264
VND 30559.48164
VUV 140.001166
WST 3.238563
XAF 655.750919
XAG 0.01423
XAU 0.000256
XCD 3.143835
XCG 2.098241
XDR 0.815544
XOF 655.750919
XPF 119.331742
YER 277.385462
ZAR 19.189237
ZMK 10470.95565
ZMW 22.556911
ZWL 374.577108
  • AEX

    23.1600

    988.17

    +2.4%

  • BEL20

    11.5000

    5240.44

    +0.22%

  • PX1

    118.7000

    8362.09

    +1.44%

  • ISEQ

    33.9200

    13080.06

    +0.26%

  • OSEBX

    13.3000

    1697.17

    +0.79%

  • PSI20

    33.9500

    8520.34

    +0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -10.8200

    3995.37

    -0.27%

  • N150

    11.6300

    3887.93

    +0.3%

Ouverture du procès de huit personnes impliquées dans l'assassinat de Samuel Paty
Ouverture du procès de huit personnes impliquées dans l'assassinat de Samuel Paty / Photo: Pascal GUYOT - AFP/Archives

Ouverture du procès de huit personnes impliquées dans l'assassinat de Samuel Paty

Huit adultes, sept hommes et une femme, accusés d'avoir contribué à la campagne de haine ayant conduit à l'assassinat le 16 octobre 2020 de Samuel Paty, 47 ans, professeur d'histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), sont jugés à partir de lundi devant la cour d'assises spéciale de Paris.

Taille du texte:

L'assassin, Abdoullakh Anzorov, un jeune islamiste radical russe de 18 ans d'origine tchétchène, bénéficiaire du statut de demandeur d'asile en France, sera le grand absent du procès: il a été tué par la police peu après avoir poignardé et décapité le professeur.

Deux jeunes amis de l’assaillant doivent répondre de "complicité d’assassinat terroriste", un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Les six autres accusés, dont trois, sous contrôle judiciaire, comparaissent libres, sont jugés pour participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle, un crime passible de 30 ans de réclusion criminelle.

Parmi les accusés figurent Brahim Chnina, Marocain de 52 ans, le père de la collégienne de 13 ans qui avait affirmé de façon mensongère - elle était absente au cours - que Samuel Paty avait demandé aux élèves musulmans de quitter sa classe avant de montrer des caricatures de Mahomet, et Abdelhakim Sefrioui, un militant islamiste franco-marocain de 65 ans.

Ces deux hommes, en détention provisoire depuis quatre ans, ont massivement relayé les mensonges de l'adolescente sur les réseaux sociaux dans le but, selon l'accusation, de "désigner une cible", "susciter un sentiment de haine" et "ainsi préparer plusieurs crimes".

Ils sont tous deux accusés de participation à une association de malfaiteurs terroriste.

La fille de Brahim Chnina et cinq autres ex-collégiens ont été condamnés l'automne dernier à des peines allant de 14 mois avec sursis à deux ans dont six mois ferme à l'issue d'un procès à huis clos devant le tribunal pour enfants.

- "Péril mortel" -

Les deux amis d'Anzorov, Naïm Boudaoud, 22 ans, et le Russe d'origine tchétchène Azim Epsirkhanov, 23 ans, qui encourent la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité d'assassinat terroriste, sont notamment accusés d'avoir accompagné Anzorov dans une coutellerie de Rouen la veille de l'attentat.

"Près de trois ans d'information judiciaire n'ont jamais permis d'établir que Naïm Boudaoud avait connaissance du moindre projet criminel de l'assaillant", déclarent à l'AFP Mes Adel Fares et Hiba Rizkallah qui contestent "la complicité" de leur client.

L'assassinat de Samuel Paty - survenu en plein procès des attentats du 7 janvier 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo - a constitué une onde de choc dans la société française.

"La mécanique tragique qui a abouti au martyre de Samuel Paty révèle la profondeur de l'entrisme islamiste en France et sa porosité avec le terrorisme. Son exposition en détail en audience publique doit non seulement aboutir à la condamnation sévère de ceux qui y ont concouru, mais aussi permettre une prise de conscience de notre société face à un péril mortel", souhaitent Thibault de Montbrial et Pauline Ragot, avocats de Mickaëlle Paty, une des sœurs du professeur assassiné.

L'audience présidée par Franck Zientara, un magistrat chevronné qui a notamment dirigé le procès de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, doit débuter à 10H00 dans la salle des "grands procès" du palais de justice de Paris, là où se sont déroulés ceux des attentats du 13-Novembre et du 14-Juillet à Nice.

La cour spéciale est composée uniquement de magistrats professionnels. Le ministère public sera représenté par deux avocats généraux: Nicolas Braconnay et Marine Valentin, respectivement premier vice-procureur et vice-procureure du Parquet national antiterroriste.

Le procès sera aussi l'occasion d'évoquer la figure de Samuel Paty, un homme "esseulé, apeuré, aux abois", selon les magistrats instructeurs.

"Je suis menacé par des islamistes locaux", écrit-il à ses collègues le 10 octobre 2020, quatre jours après son cours sur la liberté d'expression. A aucun moment, l'enseignant menacé ne bénéficiera d'une protection policière.

Lui qui a l'habitude de rentrer chez lui à pied demande à des collègues de le raccompagner en voiture les quatre jours qui précèdent son assassinat. Sauf le 16 octobre, veille de vacances scolaires, où aucun enseignant motorisé n'est disponible.

Triste symbole du sentiment d'insécurité qui l'habitait, un dérisoire marteau a été découvert dans son sac à dos après son assassinat.

Le procès est prévu jusqu'au 20 décembre.

M.Sugiyama--JT