The Japan Times - En Corée du Sud, les victimes de "deepfakes" pornographiques se sentent démunies

EUR -
AED 4.293576
AFN 74.809943
ALL 96.783059
AMD 439.883898
AOA 1071.888963
ARS 1621.49183
AUD 1.657039
AWG 2.106957
AZN 1.984951
BAM 1.954393
BBD 2.352805
BDT 143.559872
BHD 0.441222
BIF 3471.657663
BMD 1.168908
BND 1.489183
BOB 8.071739
BRL 5.964585
BSD 1.168109
BTN 107.84427
BWP 15.672843
BYN 3.409643
BYR 22910.602761
BZD 2.349398
CAD 1.618593
CDF 2688.489004
CHF 0.922134
CLF 0.02673
CLP 1055.313547
CNY 7.983876
CNH 7.984129
COP 4266.77247
CRC 543.385481
CUC 1.168908
CUP 30.97607
CVE 111.776797
CZK 24.380157
DJF 208.022201
DKK 7.472131
DOP 70.865032
DZD 154.865085
EGP 62.242987
ERN 17.533625
ETB 184.100394
FJD 2.586736
FKP 0.882797
GBP 0.869808
GEL 3.132987
GGP 0.882797
GHS 12.869329
GIP 0.882797
GMD 85.917647
GNF 10260.106084
GTQ 8.936565
GYD 244.39461
HKD 9.154329
HNL 31.128255
HRK 7.529637
HTG 153.142521
HUF 376.180401
IDR 19881.669118
ILS 3.610009
IMP 0.882797
INR 108.025538
IQD 1531.269878
IRR 1538137.214317
ISK 143.799247
JEP 0.882797
JMD 183.887588
JOD 0.828717
JPY 185.094312
KES 151.257873
KGS 102.221156
KHR 4690.265528
KMF 499.123817
KPW 1052.004495
KRW 1729.171856
KWD 0.361274
KYD 0.973445
KZT 558.501117
LAK 25669.226643
LBP 104675.738545
LKR 368.21486
LRD 215.370881
LSL 19.731538
LTL 3.451482
LVL 0.707061
LYD 7.463419
MAD 10.954132
MDL 20.115397
MGA 4869.081717
MKD 61.617252
MMK 2454.714938
MNT 4174.852416
MOP 9.42443
MRU 46.861951
MUR 54.961756
MVR 18.059559
MWK 2029.817618
MXN 20.395228
MYR 4.647584
MZN 74.752209
NAD 19.719119
NGN 1615.162233
NIO 42.922357
NOK 11.167925
NPR 172.553583
NZD 2.003462
OMR 0.44943
PAB 1.168099
PEN 4.004647
PGK 5.045593
PHP 69.588641
PKR 326.125093
PLN 4.248923
PYG 7577.543638
QAR 4.260644
RON 5.09375
RSD 117.329235
RUB 91.827588
RWF 1706.606124
SAR 4.386814
SBD 9.408056
SCR 17.692661
SDG 702.513495
SEK 10.850919
SGD 1.489108
SLE 28.757291
SOS 668.034222
SRD 43.897178
STD 24194.041879
STN 25.131529
SVC 10.22164
SYP 129.22206
SZL 19.731775
THB 37.437822
TJS 11.103182
TMT 4.102868
TND 3.412082
TRY 52.013612
TTD 7.922956
TWD 37.100563
TZS 3021.627642
UAH 50.622831
UGX 4321.684738
USD 1.168908
UYU 47.455828
UZS 14289.904273
VES 553.439742
VND 30780.277919
VUV 139.592125
WST 3.238943
XAF 655.448583
XAG 0.015558
XAU 0.000246
XCD 3.159033
XCG 2.105321
XDR 0.817039
XOF 769.141609
XPF 119.331742
YER 278.842648
ZAR 19.16957
ZMK 10521.577977
ZMW 22.340766
ZWL 376.387997
  • AEX

    31.3000

    1003.2

    +3.22%

  • BEL20

    185.3800

    5392.71

    +3.56%

  • PX1

    355.1000

    8263.87

    +4.49%

  • ISEQ

    753.2700

    12844.24

    +6.23%

  • OSEBX

    -57.6300

    2022.97

    -2.77%

  • PSI20

    83.3600

    9450.19

    +0.89%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    104.7200

    3926.73

    +2.74%

  • N150

    108.7500

    4048.95

    +2.76%

En Corée du Sud, les victimes de "deepfakes" pornographiques se sentent démunies
En Corée du Sud, les victimes de "deepfakes" pornographiques se sentent démunies / Photo: Anthony WALLACE - AFP/Archives

En Corée du Sud, les victimes de "deepfakes" pornographiques se sentent démunies

La Corée du Sud commence à mesurer l'ampleur de la diffusion massive de contenus pornographiques générés par intelligence artificielle (IA) sur la messagerie Telegram, après l'ouverture d'une enquête de police début septembre, mais les victimes se sentent souvent abandonnées.

Taille du texte:

Dans la plupart des cas, le même schéma se répète selon la militante Bang Seo-yoon, qui a commencé à documenter des témoignages de victimes.

Des collégiens ou lycéens utilisent des photos piochées sur des comptes Instagram pour générer du contenu pornographique par IA qu'ils partagent ensuite à travers des salons de discussion, dans le but d'humilier des camarades de classe et des enseignantes.

Selon la militante de 18 ans, "ce n'est pas seulement le mal causé par le +deepfake+ lui-même, mais la diffusion de ces vidéos parmi les connaissances qui est encore plus humiliante et douloureuse", confie-t-elle à l'AFP.

Selon la start-up de cybersécurité Security Hero, le nombre de ces montages à base d'IA a augmenté de 500% en 2023 et 99% des victimes sont des femmes, souvent des chanteuses et actrices célèbres.

Cette année, d'importants labels de K-pop, JYP Entertainment et ADOR, qui gèrent notamment les groupes Twice et NewsJeans, ont annoncé vouloir lancer des actions en justice pour protéger leurs artistes.

Mais peu d'affaires aboutissent: entre 2021 et juillet 2024, 793 délits liés aux "deepfakes" ont été signalés, mais seulement 16 personnes ont été arrêtées et poursuivies, selon les données de la police.

Les plaintes se sont néanmoins multipliées après l'éclatement du scandale, avec 118 dépôts en seulement cinq jours fin août et sept personnes arrêtées dans le cadre d'une opération menée par la police. Une seule d'entre elles était majeure.

- Sanctions "insignifiantes" -

Les poursuites sont compliquées par le fait que les tribunaux sud-coréens délivrent rarement des mandats d'arrêt pour les mineurs.

Et "les peines prononcées sont souvent insignifiantes, comme des amendes ou des mises à l'épreuve, qui sont disproportionnées par rapport à la gravité des délits", souligne la professeure de philosophie et militante féministe Yoon Kim Ji-young, interrogée par l'AFP.

Selon elle, le mépris du président Yoon Suk Yeol pour le féminisme, auquel il attribue le faible taux de natalité en Corée du Sud, suggère aux hommes qu'il est "acceptable d'être hostile ou discriminatoire envers les femmes".

Les victimes se retrouvent "insultées sexuellement et moquées par leurs camarades de classe dans les espaces en ligne", explique Kang Myeong-suk, responsable de l'aide aux victimes à l'Institut des droits humains de la Femme de Corée (WHRIK).

"Les auteurs de ces actes ne subissent souvent aucune conséquence" tandis que les victimes vivent "dans la crainte de voir leurs images manipulées diffusées par leur entourage".

Certains commentent en ligne que les victimes devraient "+s'en remettre+ car ces images truquées ne sont même pas réelles", développe Mme Kang.

"Mais ce n'est pas parce que les images manipulées ne sont pas réelles que la douleur endurée par les victimes est moins authentique".

- Rejet de la faute -

La police sud-coréenne rejette la faute sur Telegram, réputée pour sa réticence à coopérer avec les autorités. Son fondateur Pavel Durov a été arrêté et inculpé fin août en France en raison de la publication de contenus illégaux sur l'application.

La messagerie cryptée s'était déjà retrouvée au coeur d'un précédent scandale de violences et d'exploitation sexuelles en Corée du Sud: l'affaire "Nth Room", en 2020.

Des salons de discussion Telegram permettaient à des membres qui avaient payé de visionner des photos et vidéos d'actes sexuels violents, obtenues par chantage et impliquant notamment des mineures.

Le meneur de ce réseau a été incarcéré.

La victime d'un "deepfake" diffusé en 2021, ayant requis l'anonymat, affirme à l'AFP que l'excuse de la police selon laquelle le faible taux de poursuites serait dû au manque de coopération de Telegram n'est pas valable, de nombreuses victimes parvenant à identifier elles-mêmes leurs persécuteurs.

Le sien était un camarade de promotion de l'Université nationale de Séoul qu'elle avait rarement côtoyé mais toujours trouvé "gentil".

"Cela a été difficile à accepter", raconte-t-elle, ajoutant que la police lui avait demandé de rassembler elle-même toutes les preuves, puis qu'elle avait dû faire pression pour obtenir un procès, qui est actuellement en cours.

K.Okada--JT