The Japan Times - Pour les vignerons français, un millésime 2024 éprouvant

EUR -
AED 4.307329
AFN 76.818566
ALL 96.71617
AMD 447.074746
ANG 2.099661
AOA 1075.394821
ARS 1729.477761
AUD 1.754719
AWG 2.112382
AZN 1.998299
BAM 1.956127
BBD 2.361795
BDT 143.373971
BGN 1.954596
BHD 0.442131
BIF 3472.456695
BMD 1.172731
BND 1.508552
BOB 8.103055
BRL 6.359374
BSD 1.172396
BTN 105.656665
BWP 16.382739
BYN 3.443976
BYR 22985.52895
BZD 2.357894
CAD 1.611689
CDF 2575.317852
CHF 0.929055
CLF 0.027094
CLP 1062.881814
CNY 8.201906
CNH 8.171978
COP 4429.545975
CRC 583.297521
CUC 1.172731
CUP 31.077373
CVE 110.283438
CZK 24.162604
DJF 208.418227
DKK 7.469172
DOP 73.962366
DZD 151.955055
EGP 55.949362
ERN 17.590966
ETB 182.213764
FJD 2.673949
FKP 0.87021
GBP 0.871304
GEL 3.160557
GGP 0.87021
GHS 12.281053
GIP 0.87021
GMD 86.782516
GNF 10256.71482
GTQ 8.993904
GYD 245.281009
HKD 9.136467
HNL 30.915169
HRK 7.532808
HTG 153.455656
HUF 383.28415
IDR 19596.863889
ILS 3.736937
IMP 0.87021
INR 105.654098
IQD 1536.076817
IRR 49401.296688
ISK 147.389293
JEP 0.87021
JMD 186.301148
JOD 0.831513
JPY 183.898351
KES 151.341395
KGS 102.547714
KHR 4701.185991
KMF 492.54746
KPW 1055.479925
KRW 1694.573389
KWD 0.360385
KYD 0.976963
KZT 594.839451
LAK 25347.237803
LBP 104991.853583
LKR 363.220727
LRD 208.714895
LSL 19.357236
LTL 3.46277
LVL 0.709374
LYD 6.349061
MAD 10.721693
MDL 19.733299
MGA 5380.899632
MKD 61.51886
MMK 2462.558751
MNT 4175.54325
MOP 9.410673
MRU 46.717811
MUR 54.239256
MVR 18.119139
MWK 2033.419967
MXN 20.976517
MYR 4.754297
MZN 74.949685
NAD 19.357236
NGN 1685.191533
NIO 43.153215
NOK 11.796531
NPR 169.050264
NZD 2.034167
OMR 0.450941
PAB 1.172396
PEN 3.939959
PGK 5.065847
PHP 68.969532
PKR 328.394904
PLN 4.208944
PYG 7696.286742
QAR 4.274915
RON 5.083911
RSD 117.280188
RUB 94.171186
RWF 1707.685508
SAR 4.398316
SBD 9.542315
SCR 17.872578
SDG 705.402049
SEK 10.81235
SGD 1.508548
SHP 0.879852
SLE 28.204617
SLL 24591.588446
SOS 668.811819
SRD 44.712136
STD 24273.165391
STN 24.504097
SVC 10.258715
SYP 12967.124335
SZL 19.360237
THB 36.882825
TJS 10.82701
TMT 4.116286
TND 3.418071
TOP 2.823655
TRY 50.45629
TTD 7.970333
TWD 36.820594
TZS 2896.646133
UAH 49.636599
UGX 4247.710174
USD 1.172731
UYU 45.787655
UZS 14073.352923
VES 349.204652
VND 30842.827111
VUV 142.116772
WST 3.254907
XAF 656.066688
XAG 0.016376
XAU 0.000272
XCD 3.169365
XCG 2.113353
XDR 0.813467
XOF 656.066688
XPF 119.331742
YER 279.638149
ZAR 19.339552
ZMK 10555.9911
ZMW 25.880327
ZWL 377.618926
  • AEX

    16.2700

    967.59

    +1.71%

  • BEL20

    34.0300

    5112.5

    +0.67%

  • PX1

    46.4500

    8195.21

    +0.57%

  • ISEQ

    45.8500

    13145.49

    +0.35%

  • OSEBX

    9.1100

    1696.95

    +0.54%

  • PSI20

    137.1700

    8400.46

    +1.66%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    1.6800

    4212.54

    +0.04%

  • N150

    31.1100

    3825.09

    +0.82%

Pour les vignerons français, un millésime 2024 éprouvant
Pour les vignerons français, un millésime 2024 éprouvant / Photo: GUILLAUME SOUVANT - AFP/Archives

Pour les vignerons français, un millésime 2024 éprouvant

Gérer les dégâts de la grêle ou de la sécheresse sur le raisin, chasser un parasite dans les vignes: déjà éprouvés dans certains vignobles par les difficultés à écouler leur production, les vignerons français ont de nouveau dû composer en 2024 avec une météo capricieuse.

Taille du texte:

La propagation du mildiou, une maladie causée par un champignon et favorisée par l'humidité, a particulièrement occupé presque tous les viticulteurs interrogés par l'AFP.

Autre particularité en 2024: les vendanges devraient débuter plus tardivement que ces dernières années.

Des premières estimations sur la production viticole en France seront publiées vendredi par le ministère de l'Agriculture. En 2023, elle avait légèrement progressé, permettant à l'Hexagone de devenir premier producteur mondial de vin devant l'Italie et l'Espagne.

- "Deux fois plus de travail" -

Le mildiou, c'est "deux fois plus d'heures de travail, deux fois plus de traitements, deux fois plus de coûts, avec des équipes appelées la nuit et les week-ends..." explique Stéphane Gabard, président de l'ODG Bordeaux rouge, la principale appellation du vignoble bordelais.

"Depuis 2017, il n'y pas eu une seule campagne sans aléas météorologique... La résilience, c'est le cœur de notre métier, mais beaucoup ont jeté l'éponge cette année", raconte ce viticulteur installé à Galgon (Gironde).

En crise de surproduction, le vignoble bordelais s'est résigné à arracher une partie de ses vignes, avec des compensations financières.

"Une petite récolte permet de rééquilibrer le marché, mais une récolte trop faible" fait perdre des parts de marché, met en garde M. Gabard.

- Cultures écoresponsables "plus délicates" -

Jean-Marc Lafont, président d'Interbeaujolais, s'attend à une récolte disparate.

"Nos vignobles se sont beaucoup engagés dans des cultures plus écoresponsables, ce qui rend le travail plus délicat, plus précis, et les marges de manœuvre beaucoup plus faibles", précise-t-il.

"Quand on a une météo compliquée comme cette année, c'est plus difficile de produire."

- "Tout est en train de se dessécher" -

La sécheresse a encore fait des dégâts dans le Languedoc-Roussillon.

"C'est catastrophique, tout est en train de se dessécher", déplore Etienne Laris, 50 ans, président de la coopérative Mont Tauch, dans le sud-est de l'Aude.

Il s'attend à des rendements autour de 20 hectolitres par hectare (hl/ha), contre 35 habituellement.

Dans les Pyrénées-Orientales, sur les 14 hectares du domaine de Tambour où l'irrigation est interdite, Clémentine Herre espère, elle, un "beau millésime". Avec quelques pluies au printemps, "les vignes ont repris un peu de couleur, on n'a pas une mortalité comme ces dernières années", se réjouit la vigneronne.

Plus au nord, le gel d'avril a fait souffrir les vignes de la vallée du Lot. Anne Swartvagher, gérante du Château Saint-Sernin, estime que 95% du domaine a été touché. "Si on fait entre 10 et 15 hl/ha, ce sera bien le maximum. A moins de 5 hectolitres, on ne vendangera même pas", soupire-t-elle.

- "Les pieds dans l'eau" -

Dans le Val de Loire, Luc Poullain décrit une "année de merde" pour ses vignes du Domaine des Echardières, près du château de Chenonceau, en raison "d'un printemps et d'un été humides et d'une attaque de mildiou ultra-précoce", qui pourrait faire baisser sa production d'environ 20%.

Christophe Vilain, vigneron au Loroux-Bottereau et président de la Fédération des vins de Nantes, s'est lui retrouvé avec de la vigne "les pieds dans l'eau".

Il prévoit une récolte de 20 à 25 hl/ha, contre 42 à 45 habituellement en moyenne. "On a un peu de stock, on va pouvoir alimenter les marchés, mais ça va être serré."

- "Floraison chaotique" -

La production en Bourgogne avait grimpé à un record en 2023.

"On va avoir au moins 30% de moins", estime Ludivine Griveau, régisseuse des 60 hectares de vignes des Hospices de Beaune.

Le "printemps froid" a freiné le bon développement des grappes puis la pluie a provoqué "une floraison chaotique", ainsi que des maladies comme le mildiou, explique-t-elle.

- Dates de vendanges "normales" -

A Goxwiller, dans le vignoble alsacien, Christophe Koenig a dû augmenter les traitements de bouillie bordelaise, à base de cuivre, pour combattre le parasite.

Son coût de production s'en ressent, non seulement à cause de l'achat du fongicide, mais aussi du carburant nécessaire au tracteur qui pulvérise la solution, les pluies récurrentes obligeant à retraiter les vignes entre chaque phase de précipitations.

Le vigneron ne prévoit pas de démarrer les vendanges avant le 5 ou le 10 septembre pour le crémant, alors qu'il avait pris l'habitude de commencer fin août. "On revient presque sur une année normale", comme avant les changements climatiques, souligne-t-il.

M.Saito--JT