The Japan Times - "Aide à mourir": les députés entrent dans le vif du projet de loi

EUR -
AED 4.30765
AFN 75.646395
ALL 95.959479
AMD 440.633981
AOA 1075.402786
ARS 1608.085285
AUD 1.659694
AWG 2.110932
AZN 1.998313
BAM 1.957519
BBD 2.361173
BDT 144.026466
BHD 0.442483
BIF 3483.037071
BMD 1.17274
BND 1.493812
BOB 8.100146
BRL 5.874493
BSD 1.172329
BTN 108.741502
BWP 15.73694
BYN 3.364755
BYR 22985.699188
BZD 2.357489
CAD 1.623483
CDF 2697.30186
CHF 0.925554
CLF 0.026668
CLP 1049.590817
CNY 8.007515
CNH 8.003896
COP 4278.764449
CRC 542.576423
CUC 1.17274
CUP 31.077603
CVE 110.853273
CZK 24.379388
DJF 208.419771
DKK 7.473758
DOP 70.80421
DZD 155.03507
EGP 62.282523
ERN 17.591096
ETB 183.538314
FJD 2.593519
FKP 0.872451
GBP 0.871601
GEL 3.155128
GGP 0.872451
GHS 12.92405
GIP 0.872451
GMD 86.200888
GNF 10293.727708
GTQ 8.967874
GYD 245.23606
HKD 9.184957
HNL 31.200788
HRK 7.535913
HTG 153.714973
HUF 375.515762
IDR 20041.301486
ILS 3.558339
IMP 0.872451
INR 109.189401
IQD 1536.289078
IRR 1543472.109781
ISK 143.297523
JEP 0.872451
JMD 185.352754
JOD 0.831519
JPY 186.764716
KES 151.45979
KGS 102.556542
KHR 4708.550525
KMF 492.551108
KPW 1055.481485
KRW 1741.014707
KWD 0.362014
KYD 0.976841
KZT 553.930265
LAK 25753.365418
LBP 105018.845423
LKR 369.974866
LRD 216.023087
LSL 19.280289
LTL 3.462796
LVL 0.709379
LYD 7.452807
MAD 10.885961
MDL 20.196323
MGA 4861.006689
MKD 61.628696
MMK 2463.339235
MNT 4216.394014
MOP 9.456174
MRU 46.903772
MUR 54.536786
MVR 18.131
MWK 2036.466965
MXN 20.290513
MYR 4.649959
MZN 75.008877
NAD 19.280284
NGN 1594.344064
NIO 43.075173
NOK 11.170234
NPR 173.986003
NZD 2.009837
OMR 0.451302
PAB 1.172189
PEN 3.973287
PGK 5.056272
PHP 70.219557
PKR 327.136194
PLN 4.255037
PYG 7581.65727
QAR 4.275854
RON 5.092392
RSD 117.433513
RUB 90.423579
RWF 1712.786411
SAR 4.401519
SBD 9.450111
SCR 16.457066
SDG 704.81699
SEK 10.873585
SGD 1.494192
SLE 28.878761
SOS 670.225064
SRD 43.917976
STD 24273.345166
STN 24.92072
SVC 10.258007
SYP 129.644183
SZL 19.274022
THB 37.649222
TJS 11.141553
TMT 4.110453
TND 3.385744
TRY 52.380465
TTD 7.955986
TWD 37.224875
TZS 3054.987453
UAH 50.934224
UGX 4337.808925
USD 1.17274
UYU 47.301534
UZS 14260.515806
VES 558.033909
VND 30885.274174
VUV 139.802871
WST 3.219121
XAF 656.455051
XAG 0.015387
XAU 0.000247
XCD 3.169388
XCG 2.112855
XDR 0.818704
XOF 657.324846
XPF 119.331742
YER 278.115659
ZAR 19.254323
ZMK 10556.069282
ZMW 22.30092
ZWL 377.621722
  • AEX

    5.1300

    1010.25

    +0.51%

  • BEL20

    38.4600

    5455.59

    +0.71%

  • PX1

    14.0200

    8259.6

    +0.17%

  • ISEQ

    103.7600

    12757.71

    +0.82%

  • OSEBX

    -17.1000

    2043.61

    -0.83%

  • PSI20

    -26.5600

    9458.2

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    39.3100

    4009.64

    +0.99%

  • N150

    6.1000

    4073.1

    +0.15%

"Aide à mourir": les députés entrent dans le vif du projet de loi
"Aide à mourir": les députés entrent dans le vif du projet de loi / Photo: Francois Lo Presti - AFP

"Aide à mourir": les députés entrent dans le vif du projet de loi

Les députés donnent le coup d'envoi lundi de l'examen du projet de loi sur la fin de vie, qui prévoit d'ouvrir pour la première fois en France une "aide à mourir" pour certains patients, une réforme sociétale attendue mais aussi source d'inquiétudes.

Taille du texte:

Les 71 membres de la commission spéciale de l'Assemblée nationale vont se pencher pendant une semaine sur les quelque 1.900 amendements déposés par des élus de tous bords pour modifier le texte gouvernemental, en prélude à son arrivée le 27 mai dans l'hémicycle.

Après avoir mené un cycle d'auditions, ils lanceront ainsi à 16H00 un marathon parlementaire qui pourrait durer au moins jusqu'à l'été 2025, estime-t-on du côté de l'exécutif, en fonction du nombre d'allers-retours nécessaires avec le Sénat.

"Je pense que nous sommes prêts", a estimé la ministre de la Santé Catherine Vautrin jeudi dans Sud-Ouest, louant un "texte équilibré" qui "a fait l'objet d'une convention citoyenne, de beaucoup de travaux préalables".

Son volet le plus sensible instaure la possibilité pour certains patients de demander à un médecin d'être aidés à se suicider, via une substance létale qu'ils s'administreraient eux-mêmes, ou qu'un tiers pourrait leur administrer s'ils ne peuvent pas le faire.

- "Signal détestable" -

Avant de s'attaquer à cette partie du texte, les députés se pencheront sur celle consacrée aux soins palliatifs.

Le texte gouvernemental crée un concept plus large, critiqué par les oppositions, de "soins d'accompagnements" ne se résumant pas à la gestion de la douleur. Il prévoit aussi qu'un "plan personnalisé d'accompagnement" soit proposé aux patients dès qu'une maladie grave est diagnostiquée.

Si le développement des soins palliatifs fait consensus, le fait de traiter ce sujet dans ce texte suscite des réticences, en particulier parmi les députés hostiles à l'"aide à mourir".

"Ca laisse à penser qu'il y a une sorte de continuum entre soins palliatifs et euthanasie, le signal envoyé est détestable", critique le député Les Républicains (LR) Patrick Hetzel, inquiet de l'"effet domino" d'une remise en cause "du principe d'inviolabilité de la vie humaine".

Avant de débattre d'une "aide à mourir", "il aurait d'abord fallu qu'il y ait des structures de soins palliatifs un peu partout en France", estime aussi le député Rassemblement national (RN) Christophe Bentz.

Un meilleur accès aux soins palliatifs "change la donne quant au désir d'en finir avec la vie", juge également le député PS Dominique Potier, l'un des quelques députés de gauche s'opposant à l'euthanasie, à l'instar par exemple du communiste Pierre Dharréville.

- "Pas de certitudes" -

Même si la gauche et le camp présidentiel devraient fournir l'essentiel des soutiens au projet de loi, face à l'hostilité dominant à droite et à l'extrême droite, les débats parlementaires ne se réduiront en effet pas aux clivages traditionnels.

Des voix à contre-courant s'exprimeront dans les différents groupes politiques, qui laisseront la liberté de vote à leurs troupes face à un choix sociétal touchant à l'intime.

Et au-delà d'un simple face-à-face entre adversaires et partisans, plusieurs points précis du projet de loi seront âprement débattus, notamment sur les différents critères posés dans le texte pour pouvoir accéder au dispositif.

Des députés contesteront notamment le fait qu'il faille être majeur: des amendements proposent de baisser le seuil à 13 ou 15 ans, d'autres de le relever à 20 ans.

La nécessité que le pronostic vital du patient soit engagé "à court ou à moyen terme" fait partie des points les plus contestés, certains jugeant qu'elle restreint trop la portée de la réforme, d'autres la trouvant au contraire trop large.

Les modalités de l'autorisation médicale ou encore la place des directives anticipées dans le dispositif seront aussi au cœur des débats.

Le texte prévoit qu'un médecin, un infirmier ou une "personne volontaire" désignée par le malade pourra se charger d'administrer la substance létale. Mais des députés de tous bords veulent proscrire toute intervention d'un tiers, certains souhaitent exclure qu'un soignant puisse "donner la mort" et d'autres encore que le volontaire puisse être un proche du patient.

"J'arrive dans ce débat avec des convictions, mais pas de certitudes", assure à l'AFP le député apparenté MoDem Olivier Falorni, rapporteur général de la commission spéciale, par ailleurs présidée par l'ancienne ministre de la Santé Agnès Firmin-Le Bodo (Horizons).

Y.Ishikawa--JT