The Japan Times - A La Réunion, l'agriculture dévastée après le passage du cyclone Belal

EUR -
AED 4.327195
AFN 75.40939
ALL 95.584631
AMD 440.896605
ANG 2.108966
AOA 1080.472647
ARS 1609.495216
AUD 1.653073
AWG 2.114993
AZN 2.022191
BAM 1.954472
BBD 2.374356
BDT 144.971471
BGN 1.965473
BHD 0.444294
BIF 3554.269274
BMD 1.178269
BND 1.499175
BOB 8.146463
BRL 5.872617
BSD 1.178884
BTN 109.719498
BWP 15.796197
BYN 3.349623
BYR 23094.076215
BZD 2.370979
CAD 1.623714
CDF 2721.801452
CHF 0.921247
CLF 0.026548
CLP 1044.865275
CNY 8.033027
CNH 8.030883
COP 4234.98227
CRC 542.728834
CUC 1.178269
CUP 31.224134
CVE 110.189175
CZK 24.346105
DJF 209.924653
DKK 7.473862
DOP 70.261949
DZD 155.765946
EGP 61.767108
ERN 17.674038
ETB 184.070816
FJD 2.591952
FKP 0.875555
GBP 0.868914
GEL 3.163631
GGP 0.875555
GHS 13.026036
GIP 0.875555
GMD 86.603583
GNF 10343.882038
GTQ 9.012798
GYD 246.642371
HKD 9.234785
HNL 31.311586
HRK 7.534562
HTG 154.434384
HUF 363.672331
IDR 20188.228727
ILS 3.545995
IMP 0.875555
INR 109.820875
IQD 1544.350389
IRR 1550749.543803
ISK 143.819831
JEP 0.875555
JMD 186.152692
JOD 0.835438
JPY 187.40136
KES 152.491827
KGS 103.039883
KHR 4729.765365
KMF 492.516633
KPW 1060.411664
KRW 1736.175207
KWD 0.363944
KYD 0.982432
KZT 560.109324
LAK 25902.395554
LBP 105568.151082
LKR 371.997174
LRD 217.320455
LSL 19.30448
LTL 3.479122
LVL 0.712723
LYD 7.467829
MAD 10.904589
MDL 20.188279
MGA 4874.666269
MKD 61.65176
MMK 2474.219956
MNT 4212.979131
MOP 9.512076
MRU 46.848762
MUR 54.542446
MVR 18.216395
MWK 2044.201993
MXN 20.346176
MYR 4.651213
MZN 75.356188
NAD 19.30448
NGN 1593.314628
NIO 43.381252
NOK 11.139369
NPR 175.551942
NZD 1.998083
OMR 0.452972
PAB 1.178904
PEN 3.975998
PGK 5.186431
PHP 70.681419
PKR 328.816026
PLN 4.240426
PYG 7542.777562
QAR 4.297743
RON 5.090829
RSD 117.42604
RUB 88.810545
RWF 1726.419321
SAR 4.421028
SBD 9.483311
SCR 16.628037
SDG 708.139976
SEK 10.833828
SGD 1.498519
SHP 0.879697
SLE 29.044058
SLL 24707.71136
SOS 673.739237
SRD 44.102162
STD 24387.793413
STN 24.483152
SVC 10.314989
SYP 130.353335
SZL 19.298802
THB 37.740006
TJS 11.16396
TMT 4.129834
TND 3.423044
TOP 2.83699
TRY 52.713999
TTD 8.010556
TWD 37.256807
TZS 3070.831069
UAH 51.296119
UGX 4374.027212
USD 1.178269
UYU 47.437357
UZS 14317.269332
VES 562.068399
VND 31027.362703
VUV 140.607701
WST 3.251244
XAF 655.508705
XAG 0.01474
XAU 0.000244
XCD 3.184331
XCG 2.124656
XDR 0.815242
XOF 655.503145
XPF 119.331742
YER 281.046677
ZAR 19.27743
ZMK 10605.830032
ZMW 22.54539
ZWL 379.4022
  • AEX

    7.5900

    1019.82

    +0.75%

  • BEL20

    59.6900

    5485.91

    +1.1%

  • PX1

    93.0500

    8327.86

    +1.13%

  • ISEQ

    212.2800

    12847.89

    +1.68%

  • OSEBX

    -15.9800

    2032.97

    -0.78%

  • PSI20

    2.8100

    9362.42

    +0.03%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    138.3400

    4113.63

    +3.48%

  • N150

    34.8200

    4083.09

    +0.86%

A La Réunion, l'agriculture dévastée après le passage du cyclone Belal
A La Réunion, l'agriculture dévastée après le passage du cyclone Belal / Photo: SLY - Imaz Press/AFP

A La Réunion, l'agriculture dévastée après le passage du cyclone Belal

Debout en bordure de son terrain de 2 hectares à Sainte-Anne (est), Cynthia Dalleau a le regard perdu en contemplant les dégâts. Le cyclone Belal qui a secoué l'île de la Réunion lundi ne lui a pas laissé grand-chose.

Taille du texte:

"Dans mon champ de bananes de 5.000 m2, tout est à terre", souffle la jeune agricultrice. "Il avait été planté en avril 2023 et devait entrer en production cette année, ça s'annonce très mal".

Si le cyclone n'a pas eu les effets "cataclysmiques" un moment redoutés par la préfecture du département français de l'océan Indien, il a en revanche lourdement impacté le secteur agricole de l'île.

Les pluies torrentielles et les rafales de vent surpuissantes ont tout dévasté sur leur passage.

"Il est trop tôt pour avoir une estimation globale des pertes", indique Frédéric Vienne, le président de la Chambre d'agriculture locale. Mais "on sait déjà qu'elles seront supérieures à celles de Bejisa", le cyclone qui avait frappé La Réunion début janvier 2014.

A l'époque, les pertes avaient été évaluées à plus de 40 millions d'euros, rappelle-t-il.

Cynthia Dalleau, elle, avance dans son champ et montre son "carreau" (sa "parcelle" en créole réunionnais, ndlr) d'ananas.

Gorgés d'eau, les fruits commencent à pourrir sous le soleil revenu darder ses rayons sitôt Belal parti.

La bâche qui protégeait 1.500 m2 de plants a été arrachée. Une serre produisant des melons est "fichue". "Elle a été complètement dévastée par les vents et les pluies", soupire l'agricultrice.

- "On a tout perdu" -

"Choux, brocolis, pommes de terre, poireaux, carottes, on a tout perdu. On ne sait pas par où recommencer", déplore Bruno Gruchet, 30 ans.

Maraîcher au Tampon, dans le sud de l'île, il a rencontré mercredi matin le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, venu constater les dégâts.

La visite ministérielle "ne nous rendra pas la terre lessivée, il nous reste que des cailloux. Il va falloir du temps pour enrichir la terre à nouveau, faire des apports de fumier, des engrais", poursuit-il.

Le contexte est d'autant plus compliqué que "le fumier est difficile à trouver et le prix des engrais a augmenté", poursuit l'exploitant.

Dès mardi, la chambre d'agriculture, l'association des maires et le conseil départemental ont demandé la reconnaissance en urgence de l'état de catastrophe naturelle pour toute la Réunion alors que, selon Frédéric Vienne, "il n'y a pas une seule zone de l'île, ni un seul secteur agricole qui n'a pas été impacté".

Sur X (ex-Twitter), Gérald Darmanin a assuré que l'état de catastrophe naturelle serait "étudiée dès vendredi pour être décrété en tout début de semaine prochaine".

Selon lui, "une procédure très simplifiée" permettra de "déclencher des dédommagements très importants".

Mais les agriculteurs ont une autre inquiétude.

"Les marchés vont être tristes ces prochains jours. Même les étals des grandes surfaces vont être vides. Ma crainte est qu'il y ait recours à l'importation massive. On sera perdant et le consommateur avec nous puisque les prix vont s'envoler", se méfie Frédéric Vienne.

Mercredi en milieu de journée, les rayons de plusieurs commerces étaient vides de fruits et de légumes.

Seules étaient en vente des pommes de terre et des bananes. "Mais même les bananes vont manquer très vite, tous les plants sont au sol", se désole Frédéric Vienne.

S.Ogawa--JT