The Japan Times - Funérailles de "colère" pour les trois Kurdes tués à Paris

EUR -
AED 4.240043
AFN 75.032224
ALL 95.8848
AMD 435.161211
ANG 2.066354
AOA 1058.52398
ARS 1600.066229
AUD 1.668137
AWG 2.07809
AZN 1.964817
BAM 1.95668
BBD 2.319763
BDT 141.323551
BGN 1.973114
BHD 0.439224
BIF 3428.372239
BMD 1.154334
BND 1.483435
BOB 7.958579
BRL 5.947705
BSD 1.151728
BTN 107.283244
BWP 15.801174
BYN 3.412794
BYR 22624.948107
BZD 2.316362
CAD 1.606718
CDF 2660.740586
CHF 0.921355
CLF 0.026793
CLP 1057.750874
CNY 7.944878
CNH 7.937011
COP 4239.280392
CRC 535.934037
CUC 1.154334
CUP 30.589853
CVE 110.816247
CZK 24.497326
DJF 205.148765
DKK 7.473355
DOP 70.240895
DZD 153.428307
EGP 62.719472
ERN 17.315011
ETB 180.249609
FJD 2.608704
FKP 0.874027
GBP 0.872157
GEL 3.099383
GGP 0.874027
GHS 12.703415
GIP 0.874027
GMD 85.421009
GNF 10135.053206
GTQ 8.810962
GYD 241.0584
HKD 9.046354
HNL 30.739984
HRK 7.530414
HTG 151.163393
HUF 381.339458
IDR 19648.613097
ILS 3.63247
IMP 0.874027
INR 107.234347
IQD 1512.177654
IRR 1522768.669301
ISK 144.418879
JEP 0.874027
JMD 181.580868
JOD 0.818375
JPY 184.385822
KES 150.17734
KGS 100.946404
KHR 4632.342828
KMF 492.900474
KPW 1038.900408
KRW 1740.216687
KWD 0.356631
KYD 0.959832
KZT 545.775427
LAK 25337.633592
LBP 103370.617872
LKR 363.389707
LRD 212.164502
LSL 19.565985
LTL 3.408449
LVL 0.698245
LYD 7.376322
MAD 10.807453
MDL 20.26564
MGA 4807.801793
MKD 61.701499
MMK 2423.834088
MNT 4123.560478
MOP 9.298281
MRU 46.31191
MUR 54.184061
MVR 17.845499
MWK 2004.499935
MXN 20.528851
MYR 4.64908
MZN 73.81933
NAD 19.565906
NGN 1594.204432
NIO 42.381389
NOK 11.223994
NPR 171.650958
NZD 2.018965
OMR 0.444169
PAB 1.151718
PEN 3.985336
PGK 4.973988
PHP 69.419374
PKR 322.174769
PLN 4.265161
PYG 7450.414885
QAR 4.207583
RON 5.099042
RSD 117.532671
RUB 92.552037
RWF 1685.327767
SAR 4.333659
SBD 9.279429
SCR 17.147575
SDG 693.754779
SEK 10.875963
SGD 1.482662
SHP 0.86605
SLE 28.454321
SLL 24205.821136
SOS 659.679281
SRD 43.115543
STD 23892.385012
STN 24.962475
SVC 10.077532
SYP 127.628364
SZL 19.565799
THB 37.535509
TJS 11.039464
TMT 4.051713
TND 3.373544
TOP 2.779359
TRY 51.466378
TTD 7.813615
TWD 36.875314
TZS 3001.268579
UAH 50.442246
UGX 4320.943065
USD 1.154334
UYU 46.640974
UZS 14030.930944
VES 546.450794
VND 30401.119685
VUV 137.718456
WST 3.193209
XAF 656.246419
XAG 0.015907
XAU 0.000247
XCD 3.119645
XCG 2.075733
XDR 0.816691
XOF 655.084009
XPF 119.331742
YER 275.482066
ZAR 19.427177
ZMK 10390.392727
ZMW 22.257202
ZWL 371.695105
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Funérailles de "colère" pour les trois Kurdes tués à Paris
Funérailles de "colère" pour les trois Kurdes tués à Paris / Photo: JULIEN DE ROSA - AFP

Funérailles de "colère" pour les trois Kurdes tués à Paris

Entre tristesse et slogans, plusieurs milliers de membres de la communauté kurde se sont rassemblés mardi à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) pour les funérailles hautement politiques des trois Kurdes tués en plein Paris avant Noël, une attaque dont ils contestent le caractère raciste et qu'ils attribuent à la Turquie.

Taille du texte:

Enveloppés dans les drapeaux du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et du Rojava, territoire kurde de Syrie, les cercueils des trois défunts, deux hommes et une femme, ont été accueillis par une haie d'honneur, des larmes et aux cris de "les martyrs sont éternels !"

Organisées dans une salle des fêtes louée pour l'occasion, ces funérailles ont été suivies par une foule dense - environ 10.000 personnes sur l'intégralité de la journée, selon une source policière.

Venue des quatre coins de France et d'Europe à bord de bus spécialement affrétés, l'assemblée a généralement dû se contenter de suivre la cérémonie sur des écrans géants installés sur un parking.

Après de nombreuses prises de parole politiques, la communauté a rendu un dernier hommage à Abdurrahman Kizil, Mir Perwer, un chanteur kurde réfugié politique, et Emine Kara, responsable du Mouvement des femmes kurdes en France, tués par balles le 23 décembre dans le Xe arrondissement de la capitale.

Les yeux rougis, larmes coulant sur les joues, des milliers d'anonymes ont défilé pendant près d'une heure devant les cercueils pour y déposer une rose, sous un portrait d'Abdullah Öcalan, le chef historique du PKK emprisonné en Turquie.

"On est là parce que c'est notre devoir, parce que c'est une lutte que nos parents ont eue pendant des années et qu'on compte poursuivre", a déclaré à l'AFP Celik, une femme de 30 ans qui n'a pas souhaité que son patronyme soit cité pour des raisons de sécurité.

Pour de nombreux Kurdes, le hasard n'est pas possible dans cette affaire. Refusant de croire à la version d'un tireur isolé aux motivations racistes, ils dénoncent un acte "terroriste" et mettent en cause la Turquie.

- "Pourquoi les Kurdes ?" -

"La colère des personnes rassemblées aujourd'hui (...) nous a encore prouvé à quel point la communauté kurde pense que ces assassinats sont des assassinats politiques, des assassinats terroristes orchestrés par la Turquie", a martelé devant la presse Agit Polak, porte-parole du Conseil démocratique kurde de France, rejetant la version du parquet de Paris.

Les suspicions de la communauté sont d'autant plus vives qu'il y a dix ans presque jour pour jour, trois militantes kurdes avaient été assassinées dans le même Xe arrondissement de Paris. Un ressortissant turc, soupçonné d'avoir agi pour le compte des services de renseignement d'Ankara, est mort d'un cancer en 2016 en détention avant son procès.

Les trois victimes honorées mardi ont été assassinées par balles devant le centre culturel kurde Ahmet-Kaya de la rue d'Enghien. Le tireur, William Malet, a été désarmé et arrêté dans la foulée.

Devant les enquêteurs, l'homme de 69 ans, déjà connu de la justice pour des faits de violence et qui sortait tout juste de détention provisoire pour une autre affaire, a fait part de sa "haine des étrangers (...) pathologique" et dit avoir voulu "assassiner des migrants", selon le parquet de Paris.

Mis en examen le 26 décembre notamment pour assassinat et tentative d'assassinat en raison de la race, l'ethnie, la nation ou la religion, ce conducteur de train à la retraite a été écroué.

"Ils disent qu'il n'aimait pas les étrangers, mais pourquoi les Kurdes, pourquoi pas les Arabes ? Nous sommes un peuple discret. Nous venons en France et nous nous faisons tuer !", s'est étonnée auprès de l'AFP Mizgine, une Kurde de 24 ans venue aux funérailles avec son bébé.

Peu avant 16h00, la foule a porté les trois cercueils dans un ultime cortège dans la rue, les accompagnant de slogans à la gloire du PKK, avant de se disperser dans le calme.

Chargés à bord de vans aux vitres fumées, les corps ont pris la direction de l'aéroport de Roissy, d'où ils s'envoleront pour être inhumés au Moyen-Orient.

Une marche blanche se tiendra mercredi rue d'Enghien sur les lieux du drame. Et une "grande marche" de la communauté kurde, initialement prévue pour les dix ans de la mort des militantes du PKK, partira samedi de la gare du Nord à Paris.

Y.Ishikawa--JT