The Japan Times - Dakar-2023: être saoudienne et piloter, "un message en soi"

EUR -
AED 4.240043
AFN 75.032224
ALL 95.8848
AMD 435.161211
ANG 2.066354
AOA 1058.52398
ARS 1600.066229
AUD 1.668137
AWG 2.07809
AZN 1.964817
BAM 1.95668
BBD 2.319763
BDT 141.323551
BGN 1.973114
BHD 0.439224
BIF 3428.372239
BMD 1.154334
BND 1.483435
BOB 7.958579
BRL 5.947705
BSD 1.151728
BTN 107.283244
BWP 15.801174
BYN 3.412794
BYR 22624.948107
BZD 2.316362
CAD 1.606718
CDF 2660.740586
CHF 0.921355
CLF 0.026793
CLP 1057.750874
CNY 7.944878
CNH 7.937011
COP 4239.280392
CRC 535.934037
CUC 1.154334
CUP 30.589853
CVE 110.816247
CZK 24.497326
DJF 205.148765
DKK 7.473355
DOP 70.240895
DZD 153.428307
EGP 62.719472
ERN 17.315011
ETB 180.249609
FJD 2.608704
FKP 0.874027
GBP 0.872157
GEL 3.099383
GGP 0.874027
GHS 12.703415
GIP 0.874027
GMD 85.421009
GNF 10135.053206
GTQ 8.810962
GYD 241.0584
HKD 9.046354
HNL 30.739984
HRK 7.530414
HTG 151.163393
HUF 381.339458
IDR 19648.613097
ILS 3.63247
IMP 0.874027
INR 107.234347
IQD 1512.177654
IRR 1522768.669301
ISK 144.418879
JEP 0.874027
JMD 181.580868
JOD 0.818375
JPY 184.385822
KES 150.17734
KGS 100.946404
KHR 4632.342828
KMF 492.900474
KPW 1038.900408
KRW 1740.216687
KWD 0.356631
KYD 0.959832
KZT 545.775427
LAK 25337.633592
LBP 103370.617872
LKR 363.389707
LRD 212.164502
LSL 19.565985
LTL 3.408449
LVL 0.698245
LYD 7.376322
MAD 10.807453
MDL 20.26564
MGA 4807.801793
MKD 61.701499
MMK 2423.834088
MNT 4123.560478
MOP 9.298281
MRU 46.31191
MUR 54.184061
MVR 17.845499
MWK 2004.499935
MXN 20.528851
MYR 4.64908
MZN 73.81933
NAD 19.565906
NGN 1594.204432
NIO 42.381389
NOK 11.223994
NPR 171.650958
NZD 2.018965
OMR 0.444169
PAB 1.151718
PEN 3.985336
PGK 4.973988
PHP 69.419374
PKR 322.174769
PLN 4.265161
PYG 7450.414885
QAR 4.207583
RON 5.099042
RSD 117.532671
RUB 92.552037
RWF 1685.327767
SAR 4.333659
SBD 9.279429
SCR 17.147575
SDG 693.754779
SEK 10.875963
SGD 1.482662
SHP 0.86605
SLE 28.454321
SLL 24205.821136
SOS 659.679281
SRD 43.115543
STD 23892.385012
STN 24.962475
SVC 10.077532
SYP 127.628364
SZL 19.565799
THB 37.535509
TJS 11.039464
TMT 4.051713
TND 3.373544
TOP 2.779359
TRY 51.466378
TTD 7.813615
TWD 36.875314
TZS 3001.268579
UAH 50.442246
UGX 4320.943065
USD 1.154334
UYU 46.640974
UZS 14030.930944
VES 546.450794
VND 30401.119685
VUV 137.718456
WST 3.193209
XAF 656.246419
XAG 0.015907
XAU 0.000247
XCD 3.119645
XCG 2.075733
XDR 0.816691
XOF 655.084009
XPF 119.331742
YER 275.482066
ZAR 19.427177
ZMK 10390.392727
ZMW 22.257202
ZWL 371.695105
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

Dakar-2023: être saoudienne et piloter, "un message en soi"
Dakar-2023: être saoudienne et piloter, "un message en soi" / Photo: FRANCK FIFE - AFP/Archives

Dakar-2023: être saoudienne et piloter, "un message en soi"

Conduire, "c'est une façon de faire abstraction de tout le reste". Piloter comme Dania Akeel, l'une des deux Saoudiennes à concourir sur ses terres lors du Dakar 2023, c'est aussi selon elle donner du pouvoir aux femmes dans ce royaume ultraconservateur.

Taille du texte:

"Le plus important, c'est de se concentrer sur la conduite, de livrer une bonne performance. Dans un milieu dominé par les hommes, être compétitive, c'est un message en soi envoyé aux femmes", affirme la trentenaire, originaire d'un pays où jusqu'en 2018 les femmes étaient interdites de volant.

"La performance parle d'elle-même", veut croire la pilote, l'une des rares femmes en compétition dans le célébre rallye-raid, dont la 45e édition a lieu depuis samedi en Arabie saoudite. Sur les 790 concurrents, 31 sont des femmes, soit moins de 5%.

Dania Akeel a terminé 8e de la catégorie prototype léger l'an dernier pour son premier Dakar et sa première saison chez les professionnels. Elle est pour l'heure 14e. Son ambition: "conduire mieux encore" avec son copilote uruguayen Sergio Lafuente.

Elle goûte aux premières sensations de la conduite dans le désert, avec ses cousins et des buggy les week-ends. "Conduire reste un sentiment vraiment apaisant. Au volant, toutes mes capacités vont vers la conduite, ça calme beaucoup", décrit-elle.

- "Sentiment formidable" -

Dania Akeel a décroché à 17 ans son permis de conduire en Angleterre, où elle est partie étudier, et à 20 ans son permis moto en marge de ses études en commerce international.

"Je conduisais quand j'allais en Europe, en Angleterre ou n'importe où, et j'aimais ça, mais je n'avais pas de problème à ne pas conduire ici. Quand ils ont ouvert le robinet, que nous avons pu conduire, ça a été en fait un sentiment formidable et ça a eu bien sûr un impact", raconte la pilote.

En 2020, deux ans après la levée de l'interdiction, plus de 174.000 permis avaient été délivrés pour les femmes dans le royaume de 34,8 millions d'habitants, selon la presse locale.

Le droit de conduire s’inscrit dans une politique d'ouverture affichée par Ryad.

En octobre 2018, le pays a accueilli un match amical de football Argentine-Brésil, puis la manche inaugurale de la Formule E en décembre ainsi que la Supercoupe d'Italie en janvier 2019.

Le pouvoir saoudien profite de ces évènements pour affirmer qu'il s'ouvre sur le monde: 15.000 femmes ont ainsi assisté au match entre la Juventus et l'AC Milan –même si elles étaient confinées dans un secteur du stade.

Selon Human Rights Watch (HRW), malgré "l'image progressiste véhiculée" par ces évènements, le manque d'opportunités pour les femmes et les filles de faire du sport demeure dans le royaume.

- "Machine de relations publiques"

"Si les sportifs participent et font partie de la machine de relations publiques du gouvernement saoudien, cela ne sert vraiment à rien, au contraire, ils alimentent simplement la propagande du régime et font partie de la dissimulation" de ce qui se passe en coulisses: "une société civile saoudienne qui a été muselée et réduite au silence", estime dans un entretien téléphonique Lina Al-Hathloul, dont la soeur Loujain, une militante, a été condamnée à cinq ans de prison après une campagne contre l'interdiction faite aux femmes de conduire.

Placée en liberté conditionnelle depuis février 2021, "elle est surveillée, elle a une interdiction de voyager officiellement jusqu'en 2026, ma famille aussi, ce qui signifie qu'il y a aussi une arrestation potentielle".

Quand Amaury Sport Organisation (ASO) avait annoncé délocaliser le rallye-raid en Arabie saoudite, après 11 ans en Amérique latine, les critiques avaient fusé. C'était quelques mois après l'assassinat en Turquie du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, un ancien proche du pouvoir saoudien devenu critique.

Depuis, "la pression s'est estompée, les gens ont tendance à être moins critiques pour leur propre intérêt mais les violations augmentent", assure Lina Al-Hathloul.

La pression n'en est pas moindre sur les sportives, mais "ça fait partie du jeu", selon Dania Akeel: "participer à une course comme le Dakar, avec du public, beaucoup de publicité autour, cela génère des attentes très hautes pour certains, ou très basses, mais, idéalement, cela ne devrait pas impacter la façon dont vous conduisez. Conduire, c'est entre vous et vous".

M.Matsumoto--JT